... ss* et à La Tribune qui a prolongé l’entretien avec le vice-président en charge de la formation et des innovations pédagogiques.
Elle est depuis 2020 connue sous le nom d'Université Côte d'Azur avec le statut d'université expérimentale. Une étape majeure pour l'université aux 33.000 étudiants que préside depuis cette date, Jeanick Brisswalter. Dotée d'un plan stratégique 2025 en triple A - pour Accompagnement, attractivité et ambition - elle déploie cette vision à sa stratégie formation. Un élément évidemment majeur que pilote depuis le début de l'année, Ali Douai. Vice-président en charge de la formation et des innovations pédagogiques, il ne dit pas autre chose que la volonté de « renforcer l'attractivité de notre offre ». Où renforcer signifie déjà prévoir et anticiper. « Nous devons l'enrichir avec l'intégration des enjeux de l'intelligence artificielle et de la transition écologique », un premier levier auquel s'ajoutent deux autres, notamment celui d'accueillir encore mieux des étudiants venus d'horizons très divers et avec des projets très différents. « 7% à 8% de nos étudiants sont aidants. Nous devons en tenir compte et leur proposer, dans le futur, des aménagements en conséquence ». Et puis, il s'agirait aussi d'être encore meilleur sur le volet formation continue. « On sait bien faire la formation initiale, on fait bien la formation en alternance. Nous devons progresser sur les formations tout au long de la vie. Nous devons être reconnus comme opérateurs de formation pour les entreprises, plus que ce que nous le sommes actuellement ».
Où on en vient à l'adéquation entre, justement, la formation distillée et les besoins réels des entreprises. Si l'écart a souvent été significatif, celui-ci s'est considérablement réduit, appuie Ali Douai. « Quand on construit une offre - que ce soit en master, en BUT ou en licence professionnelle - ou qu'on la fait évoluer, cela se fait nécessairement avec, en tête, l'employabilité des étudiants ». Avec comme outils, précise le vice-président, le développement de l'alternance - qui, à Nice concerne plus de 2.000 étudiants - et la mise en place de conseils de perfectionnement pour chaque formation, conseils où siègent, inévitablement, des représentants du secteur professionnel. « Nous sommes acteurs avec les entreprises de l'évolution des compétences et la manière de les intégrer dans nos formations ».