Avec son fonds de dette, la Caisse d'Epargne-Cepac renforce l'arsenal en faveur du logement à Marseille
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Le 5 novembre 2018, l'effondrement de deux immeubles et le décès de huit personnes sonnent comme un électrochoc même si depuis longtemps, acteurs associatifs et chercheurs alertent sur la situation du logement dans la deuxième ville de France. Faute de logement social dans un centre-ville en proie à une forte pauvreté, se développe un logement social de fait, souvent indigne.
Huit ans plus tard, le logement demeure un sujet de préoccupation croissant. En cause : une offre qui ralentit tandis que la demande augmente. Le tout dans un contexte global marqué la hausse des taux d'intérêt et notamment du livret A, pénalisant les acteurs du logement social et par une inflation importante. « À Marseille, souligne la présidente de la Métropole Aix-Marseille Provence, Martine Vassal, nous ne donnons satisfaction qu'à une demande de logement social sur 13,5. Et 80 % des Marseillais sont éligibles au logement social ».
La crise concerne la quantité de logements disponibles. Mais aussi leur qualité. De sorte qu'à Marseille, 40.000 logements sont qualifiés d'indignes et 50.000 sont énergivores.
À lire également
Même si la tension est particulièrement forte localement, la problématique est nationale. Dans son dernier rapport, la Fondation Abbé Pierre parle de 2023 comme d'« une année noire pour le mal-logement », marquée par un hébergement d'urgence totalement saturé, par la présence dans les rues de plus de 2.000 enfants privés de toit et par un nombre record de demandes de logements sociaux. Une situation qui génère son lot de drames humains en plus d'impacter le développement économique. Et qui, ajoute le Préfet de Région Christophe Mirmand, « présente une menace pour notre pacte républicain. Quand on ne peut pas offre un toit à une famille, c'est à toutes les autres libertés qu'elle ne peut plus accéder ».
Maëva Gardet-Pizzo