Dans le Sud, 214 millions d’euros redressés par l’Urssaf dans la lutte contre le travail dissimulé

Laurence Bottero
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C'est un montant jusqu'alors jamais atteint : en dépassant le milliard d'euros de redressement, l'Urssaf multiplie par trois les résultats engrangés depuis dix ans.
En 2013, ce sont « seulement » 321 millions d'euros qui sont identifiés comme relevant du travail dissimulé. Une décennie plus tard, c'est exactement 1,2 milliard d'euros.
Une tendance à la hausse qui s'est confirmée au fil des années, même si le + 49% engrangé entre 2022 et 2023 est significatif.
Un résultat rendu possible, notamment par des contrôles plus ciblés, en hausse de 8,5%, soit 6.090 contrôles exactement, auquel s'ajoutent des actions de prévention, primordiales, qui privilégient les secteurs de la construction, du commerce ou encore de l'hôtellerie-restauration.
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Dans le Sud, la lutte contre le travail dissimulé épouse les mêmes contours, affichant 214,3 millions d'euros de redressement, une forte progression qui fait passer la contribution de Provence Alpes Côte d'Azur à 20% de la part nationale, quand elle est habituellement plutôt de 10%.
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Un volume plus conséquent dû en partie au redressement opéré auprès d'une entreprise de travail temporaire pour un montant de 150 millions d'euros, tout comme les 13 dossiers affichant un redressant de 1 million d'euros et les 40 dossiers générant un redressement de 500.000 euros. « Nous réussissons à sortir des dossiers à forts enjeux » explique Franck Barbe, le directeur régional. Et dans le Sud, les actions de contrôle ont tout autant été ciblées vers les travailleurs indépendants, très nombreux dans la région, avec 300.000 auto-entrepreneurs et 600.000 travailleurs indépendants au global. Des actions qui ont porté leurs fruits : 12,5 millions d'euros ont ainsi été redressés sur cette seule cible. « Ces contrôles correspondent à la réalité de la fraude », complète Franck Barbe.
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