A Nice, comment l’Ecole 42 reprend sa place dans l’écosystème du numérique

Laurence Bottero
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Avec sa piscine - son épreuve de sélection - son caractère gratuit et la notoriété de son fondateur, Xavier Niel, l'Ecole 42 bénéficie d'une certaine aura, ayant réussi à prendre place dans le vaste paysage des organismes de formation aux métiers du numérique, dont le cosage.
Présente à Nice depuis 2020, l'école a connu quelques déconvenues, l'association qui en avait la responsabilité étant liquidée, laissant étudiants et responsables économiques déconcertés. Une situation complexe qui a poussé la chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur à reprendre le flambeau, donnant ainsi naissance à la phase 2 de l'Ecole.
Installée au cœur de l'Eco-Vallée, elle a donc repris du service depuis janvier, ainsi que l'explique son président.
« L'Ecole est gratuite, ouverte à tous et toutes, quel que soit l'âge, l'ancienne profession et la capacité de codage », détaille Emmanuel Souraud.
Et pour être le plus transverse et œcuménique possible, pour savoir répondre aux besoins du terrain - comprendre des entreprises - c'est une formule mêlant tronc commun et adaptation au territoire dans laquelle l'école est implantée, qui prévaut. « Un tronc commun est fixé par 42 Network (le réseau global des écoles 42 dans le monde, NDLR) et permet d'écouter les besoins des entreprises en France mais également au niveau mondial. Nous bénéficions d'un matériel pédagogique commun, qui s'appuie sur les besoins des entreprises. Nous savons donc que nous sommes à l'état de l'art de la technologie. Une autre partie de l'enseignement consiste à emmener une compétence, une spécialisation en fonction du territoire et de l'écosystème qui est en place », indique encore Emmanuel Souraud.
Lequel estime que l'Ecole a vocation à former « des guerriers », comprendre que si l'épreuve de la piscine, première étape de sélection, met tous les candidats sur une même ligne de départ, ce sont les plus « résiliants - pas forcément les plus compétents » qui sont ensuite à même d'apprendre les langages nécessaires aux entreprises « au-delà des effets de mode ».
Laurence Bottero