« L'ESS doit aller plus loin dans le travail de prospective » (Damien Baldin)
Maëva Gardet-Pizzo
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... gionales. Il se projette également dans le temps long, persuadé que ESS France doit combiner l'action de court terme à la projection sur l'avenir, faisant siennes les thématiques du travail ou de l'intelligence artificielle.
LA TRIBUNE : Damien Baldin, pourquoi avez-vous souhaité présenter votre candidature à la présidence de ESS France ?
DAMIEN BALDIN : Je me suis présenté parce que pendant très longtemps au fil de mon parcours dans l'ESS, je ne connaissais pas ESS France, de même que beaucoup de mes camarades dirigeants d'associations. De la même manière, beaucoup d'acteurs de terrain ne connaissent pas les Cress. Et parallèlement, depuis sept ans en tant que dirigeant d'associations et de La France s'engage, je ne cesse d'entendre le besoin de transformation politique, réglementaire, financière, politique, médiatique... pour le développement concret des structures de l'ESS.
Or, je suis assez persuadé que nous avons des outils formidables qui peuvent accompagner ces transformations, que les Cress et ESS France sont de formidables porte-voix des acteurs de terrain, et qu'ils peuvent être encore plus au service de leur développement.
Que proposez-vous pour que ces structures soient davantage identifiées par les entreprises de l'ESS ?
Il faut que ESS France rende des services encore plus concrets qu'aujourd'hui aux Cress et qu'elles les fassent connaître.
C'est la raison pour laquelle j'ai tout en haut de mes objectifs la question du financement. Par exemple, imaginons que l'on ait dans une région une coopérative ou une association en pleine croissance, qui a des enjeux de financement et qui est dans un ou plusieurs réseaux bancaires régionaux où les décisions se jouent à la fois au niveau régional et au niveau du siège. Dans ce cas, ESS France peut avoir pour rôle d'aider concrètement les dossiers quand des enjeux sont nationaux sont identifiés.
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Cela signifie d'avoir un dialogue davantage sur la durée avec les investisseurs publics et privés pour faciliter d'un point de vue réglementaire, mais aussi culturel, l'investissement dans les entreprises de l'ESS. Je pense qu'il faut être à la fois utile sur les discussions macroéconomiques et mettre les mains dans le moteur.
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