« Le gouvernement doit continuer à être bienveillant avec les petites entreprises » (Alain Gargani, CPME Sud)
Laurence Bottero
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... d, il est essentiel de garder du bon sens et de faire preuve de bienveillance vis-à-vis de celles qui constituent un socle de compétences majeures. Et de dire aussi l’importance de regarder avec intérêt l’IA et ses promesses.
2024 est souvent présentée comme l'année de la transition, celle où tout est possible et celle aussi où l'économie pourrait, d'ici la fin de l'année, retrouver un dynamisme tant attendu.
Car, indéniablement, « quelques nuages traînent encore au-dessus de nos têtes » et cela se ressent dans les carnets de commande comme dans le recrutement, alors même que des PGE restent à rembourser, que pour certains cela est un cap difficile à franchir. Avec des liquidations judiciaires qui peuvent rapidement s'enclencher. Ce qui fait porter un regard particulièrement acéré sur le niveau de défaillances d'entreprise, désormais sondé tel l'indicateur ultime de l'état de l'économie. Bref, « nous restons vigilants », reconnaît Alain Gargani, qui, parce qu'il estime que les jours meilleurs sont à portée de main, exige la meilleure bienveillance. « Il faut que le gouvernement demeure bienveillant », insiste-t-il rappelant le « droit à l'erreur ». « Nous avons vécu tellement de tsunamis, entre hausse des coûts des matières premières, les difficultés des fonds propres, les dettes sociales pour certains... », égrène encore Alain Gargani.
Le président régional de la CPME Sud souligne d'ailleurs les bonnes relations entretenues avec des acteurs tels l'Urssaf, la DRETS, la Préfecture ou encore la Banque de France. Concernant cette dernière, Alain Gargani loue le dialogue engagé, « la possibilité d'expliquer les projets de développement » et donc de pouvoir étayer les raisons qui ont mené l'entreprise à connaître quelques difficultés.
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Mais le remboursement du PGE demeure une réelle préoccupation pour la CPME Sud, « le sujet n'est pas réglé », insiste encore Alain Gargani qui constate un accès au crédit « plus compliqué qu'auparavant. Lorsqu'il s'agit d'investissement, cela est plus facile que lorsqu'il s'agit de crédit ».
Laurence Bottero