« Dans tous les secteurs, il est difficile de trouver des talents et de les fidéliser » (Alain Gargani, CPME Sud)
Maëva Gardet-Pizzo
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Coupe du monde de rugby, venue du pape François... A Marseille, le mois septembre 2023 a été particulièrement bon pour les petites et moyennes entreprises locales. « Les hôteliers sont contents parce qu'ils ont passé un super week-end, contrairement à l'été où certains ont vu leur taux d'occupation en baisse de 25 %. Pour les restaurants et commerçants aussi, c'est une bonne période », explique Alain Gargani, président de la CPME Sud qui représente 70.000 TPE et PME, commerçants, artisans de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Et à travers elles, autant « d'entrepreneurs patrimoniaux, des risque-tout, qui se battent pour que l'économie continue de perdurer et de grandir ».
Des entrepreneurs qui, malgré les moments de rayonnement à Marseille, voient leur horizon d'obscurcir depuis l'épidémie de covid-19. « Après ce tsunami, on a eu a la hausse du coût des matières premières, le gazoil... ». Dans une sorte de gestion de crises permanente. « En ce moment, les entreprises doivent, de plus, rembourser leurs prêts garantis par l'État et toutes les charges accumulées pendant cette période ».
S'y ajoutent de fortes difficultés de recrutement. « On a le business. On est obligé d'en refuser, de fermer à midi des restaurants parce qu'on ne trouve pas de talents qui veulent rejoindre nos entreprises. C'est un vrai de sujet de société ». Un phénomène qui, alors qu'il ne concernait il y a un an que certains secteurs comme l'hôtellerie-restauration, semble selon Alain Gargani s'être étendue à « tous les secteurs confondus : avocat, expert-comptable, les emplois à domicile, l'événementiel... Dans tous les secteurs, il est devenu difficile de trouver des talents et de les fidéliser ». Une tendance qui se retrouve à l'échelle nationale.
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Signe des difficultés rencontrées par les TPE et PME du territoire, leur nombre de défaillances est revenu au niveau de 2019. « 25.000 entreprises ont dû fermer. Ce qui correspond à 140 chefs d'entreprises au chômage chaque jour ». Des entrepreneurs pour qui la situation peut s'avérer socialement difficile, ceux-ci ayant en moyenne 49 ans, et n'ayant, dans 98 % des cas, pas souscrit à une assurance chômage. « Leur priorité, c'est l'entreprise. Ils ne prennent pas soin d'eux et ne prévoient pas de cotiser à la Garantie sociale des chefs d'entreprise. Je conseille donc à tous les entrepreneurs de souscrire à cette garantie afin d'être protégé en cas d'aléas économiques ou climatiques ».
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