Hydrogène : les travaux du pipeline entre Barcelone et Fos démarrent en Espagne
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
C'est l'un des chantiers européens majeurs de l'énergie. Les travaux du pipeline BarMar -contraction de Barcelone et Marseille- censée transporter de l'hydrogène vert de la péninsule ibérique jusqu'au Rhône vont débuter en Espagne. Le gouvernement espagnol vient de donner le feu vert pour ce projet qui doit être opérationnel à l'horizon 2030. Il avait été annoncé fin 2022 et confirmé par Emmanuel Macron, alors que la France y était réticente, dans la foulée lors d'un déplacement à Alicante.
Depuis quelques années maintenant, l'hydrogène est sur toutes les lèvres des décideurs politiques qui voient dans cette toute petite molécule la solution parfaite à la décarbonation de l'économie. Production, transport, stockage,utilisation.... Forcément, ce changement de braquer vers cette énergie dite du futur donne naissance à des projets de petites ou grandes ampleurs pour à peu près chaque étape de sa chaîne de valeur. Certains sont bien sûr plus complexes que d'autres.
Pour BarMar, également appelé H2med, c'est sa dimension qui en fait un élément particulier. 455 kilomètres de tuyaux pour relier le port de Barcelone et celui de Marseille-Fos, plus précisément sur ses bassins Ouest c'est-à-dire à Fos-sur-Mer. Une artère qui doit même s'étendre, et se connecter à d'autres, pour aller du Portugal jusqu'à l'Allemagne. Pour résumer schématiquement, il s'agit de connecter le lieu de production à celui de la consommation. Une longue canalisation avec une capacité importante d'après les observateurs puisqu'avec potentiellement deux millions de tonnes d'hydrogène par an, cela revient à atteindre un dixième de l'objectif européen de production et d'importation.
À lire également
À Fos, le projet permet aux acteurs économiques et politiques d'apposer la mention « hub vert » ou « hub d'hydrogène vert » lorsqu'il faut promouvoir la zone industrialo-portuaire (zip) et crédibiliser l'objectif de la neutralité carbone pour 2050. Cet aspect est d'ailleurs un élément essentiel de la stratégie de la ZIP depuis plusieurs mois comme en témoignent les projets qui carburent déjà à l'hydrogène à l'image de GravitHy.
Rémi Baldy