Filière de démantèlement, aviation électrique... les ambitions de l'aéroport d'Avignon
Rémi Baldy
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Aéroport Avignon
©aeroportavignonprovence
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« Tout le monde ne le sait pas, y compris sur le territoire, que l'on peut se poser à Avignon », constate froidement Guillaume Desmarets. Un déficit d'image auquel le directeur de l'aéroport vauclusien, arrivé en mai dernier à ce poste après plus de trente années dans l'armée de l'air, veut remédier. « Les objectifs sont de développer le trafic des aviations d'affaires, commerciales, de loisirs et notre activité d'emprise domaniale », liste-t-il. Un vaste chantier dont les lignes sont dictées par la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est elle qui émet la délégation de service public (DSP) de cette infrastructure, une DSP remportée en 2018 pour huit années par la société aéroport Avignon Provence (SAAP) dont l'actionnaire est la CCI du Vaucluse.
L'aéroport a beau être un outil régional, il est méconnu ainsi que le souligne Guillaume Desmarets. Situé entre Montpellier et Marseille, il est soumis à une rude concurrence. Notamment parce que sur les vols commerciaux, aucun ne s'est posé ou n'a décollé à Avignon depuis 2022. « Nîmes et Marseille font beaucoup de low cost, Nice s'est positionné sur les Etats-Unis et l'Asie, Marseille sur l'Afrique du Nord », constate le directeur.
Compte tenu des infrastructures existantes, notamment la taille de la piste, Avignon « ne peut pas recevoir de gros aéronefs » mais seulement des moyen-courriers. « Nous visons les charters avec des agences de voyages », indique Guillaume Desmarets. « Nous devons communiquer auprès de ces agences afin de les inciter à choisir Avignon plutôt que Marseille lorsque des touristes viennent ici », enchaîne-t-il.
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Aujourd'hui, l'aéroport d'Avignon revendique 60.000 mouvements par an, dont la très grande majorité concerne de l'aviation générale, c'est-à-dire du loisir ou des écoles d'aviation, le restant étant des vols privés ou d'affaires. On trouve ainsi des vols pour du perfectionnement, des ULM, ou encore de la voltige « qui continuera » malgré les crispations - et nuisances - qu'elle crée. « Ce n'est pas que du loisir, c'est aussi nécessaire à l'entraînement des pilotes pour des manœuvres de sécurité et c'est une activité qui crée des rêves et des aspirations », défend Guillaume Desmarets.
Rémi Baldy