Le marocain Innovx soutient le développement africain de NetZéro

Laurence Bottero
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Reuters

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Elle fait partie des entreprises françaises qui représentent un intérêt pour l'Afrique. Et qui, de fait, ont intégré la délégation officielle qui accompagne Emmanuel Macron lors de sa visite d'Etat au Maroc. Si les contrats signés par les grands groupes sont largement évoqués, il n'en reste pas moins que les start-up sont également au cœur des intérêts partagés entre les deux pays. A l'instar de l'entrée d'Innovx - véhicule d'investissement de l'OCP, l'Office chérifien des phosphates - au capital de NetZéro à hauteur de 7 millions d'euros. Ce tour de table est significatif pour l'entreprise française, basée à Paris et spécialiste du biochar, cette sorte de poudre de charbon végétal produite par pyrolyse à partie de résidus végétaux de l'agriculture. Le biochar qui présente surtout l'avantage de permettre l'extraction et la stabilisation du carbone, précisément au moment de la photosynthèse. Ensuite intégré dans les sols, il en améliore le rendement, évitant le recours aux intrants chimiques et corrigeant leur acidité. Cette solution a d'ailleurs été reconnue par le GIEC pour son efficacité dans la séquestration du carbone, un sujet qui génère actuellement beaucoup d'intérêt. D'ailleurs, parmi les co-fondateurs, outre Axel Reinaud, Aimé Nijakin, Olivier Reinaud et Pedro de Figuero, figure le climatologue, ancien vice-président du Groupe 1 du GIEC, Jean Jouzel.
L'intérêt d'Innovx est majeur alors que le biochar est une technologie qui a longtemps peiné à trouver son business-modèle, ainsi que le souligne lui-même Axel Reinaud. « Notre objectif est de trouver le bon modèle pour faire passer cette solution duale à grande échelle. C'est aujourd'hui la technologie dominante, avec 90% des volumes de CO2 séquestré ».
Le modèle choisi par NetZéro est d'intégrer l'ensemble des étapes, depuis la R&D sur les systèmes de production - « nous concevons le software et le hardware » - sur le volet agricole et jusqu'à la construction des usines.
Laurence Bottero