GazelEnergie tourne enfin le dos au charbon

Laurence Bottero
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C'est la fin d'un long, très long feuilleton. Initialement consacrée à la production d'électricité grâce au charbon, la centrale thermique de Provence, ainsi que l'on appelait le site de Gardanne avant sa reprise par GazelEnergie, avait entamé une reconversion vers la biomasse. Mais face à un marché qui ne lui permettait pas d'assurer l'équilibre économique, le fournisseur d'énergies s'était tourné vers l'État. Des discussions entamées avant l'été que la dissolution de l'Assemblée nationale a mis à l'arrêt, comme la centrale d'ailleurs, en attente d'un accord ferme.
C'est cet accord qu'a annoncé ce mardi matin la ministre de l'Énergie, Olga Givernet, assurant l'achat, via EDF Obligation d'Achat, de l'électricité produite pour 800 millions d'euros sur 8 ans, avec une moyenne de production de 4.000 heures de production par an. Un « compromis équilibré » pour la porte-parole du groupe EPH appartenant à Daniel Kretinsky, Camille Jaffrelo, on le sait, GazelEnergie souhaitant un engagement plus proche du milliard d'euros afin d'amortir les investissements engagés.
Mais, de fait, l'annonce ministérielle signe le redémarrage de la centrale. Pas avant début 2025, cependant. En effet, une enquête publique, dès janvier prochain, doit examiner l'impact de l'approvisionnement en biomasse - du bois dont la source sera nationale et internationale - alors qu'une seconde enquête va examiner le réaménagement du foncier, un permis d'aménager ayant été déposé afin d'accueillir de nouveaux projets.
En effet, le site concerné comprend 80 hectares, tous n'étant pas occupés par la centrale.
Labellisé « site clé en main par l'État en 2024 », il devrait accueillir d'autres projets industriels, dont une usine de recyclage de vêtements, un data center ainsi qu'un parc de batteries.
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Concernant le datacenter, il pourrait s'agir du supercalculateur porté par Sesterce. L'entreprise basée à Marseille a, en effet, annoncé le lancement de son Supercluster Nexus Hub en juillet dernier, visant à accompagner les besoins des industriels ainsi que du monde académique.
Laurence Bottero