Plutôt que l'austérité budgétaire, le Maire de Marseille plaide pour davantage de décentralisation
Maëva Gardet-Pizzo
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Aux « avant-postes » des problématiques économiques, sociales, environnementales, mais aussi démocratiques, les Villes sont « les premiers remparts de l'action publique », a insisté le Maire de Marseille, Benoît Payan à l'occasion de ses traditionnels vœux à la presse. Pourtant, a-t-il regretté, « les villes et les collectivités doivent faire face à de grandes saignées dans leur budget, qui impactent directement le service public du quotidien ». Ajoutant au passage que « le budget Barnier était tout simplement infaisable ».
Pour la deuxième ville de France, les économies demandées par ce dernier auraient été de 50 millions d'euros. « Cela correspond aux salaires de l'intégralité de notre police municipale et de l'intégralité du coût des cantines scolaires pour les 50.000 repas produits chaque jour à Marseille » a comparé Benoît Payan. Si le maire comprend que des efforts soient demandés à tous, il refuse que les collectivités aient à mobiliser de tels efforts pour compenser « une situation budgétaire aussi malsaine ». Promettant que, si les mêmes efforts sont demandés par le gouvernement de François Bayrou, « on ne le laissera pas nous faire les poches. Les crises auxquelles nous faisons face, seules les villes peuvent les amortir. Si l'on se prive de cette capacité d'amortissement, c'est le pays qui sera à genou. En quelques mois, on pourrait assister à l'affaissement total des piliers de la République ».
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Pour le Premier magistrat, il faut à l'inverse soutenir les services publics de proximité, détaillant dans le détail les chantiers qui attendent sa collectivité en 2025. Parmi eux : le développement d'une offre culturelle accessible à tous, l'accès aux activités nautiques pour tous les jeunes Marseillais - dans une ville portuaire dans laquelle un enfant sur trois ne sait pas nager -, le renforcement de la sécurité avec un doublement des effectifs de police municipale, l'adaptation de la ville au réchauffement climatique, la création de maisons de santé... Et évidemment la rénovation et la construction de nouvelles écoles, pilier de sa mandature et du plan Marseille en Grand.
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