Industrie spatiale : les pays africains font leurs classes
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Effervescence. Entre le récent lancement du deuxième satellite de Djibouti depuis sa base locale et la commande de la Côte d'Ivoire pour le développement d'une constellation de satellites auprès de Prométhée, en passant notamment par la démonstration de haut niveau du Maroc lors de la grand-messe qui a rassemblé le gotha mondial du secteur à Marrakech en fin d'année, le continent africain conforte l'idée d'une nouvelle ère dans le développement de son industrie spatiale, celle d'une ambition affichée. « Aujourd'hui, avec la ''démocratisation'' de l'accès à l'espace, tous les pays du globe qui ont un peu de jugeote devraient viser cela en priorité. L'Afrique, dans son ensemble, l'a bien compris », estime Jean-François Geneste, PDG de la startup Warpa et ancien directeur chez Airbus, dans une analyse fraîchement publiée par la Centre français de recherche sur le renseignement.
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Selon cet expert, le budget spatial de l'Afrique en 2024 « devrait avoisiner les 10 milliards de dollars ». Le marché, lui, est estimé à 20 milliards de dollars sur la même période et devrait poursuivre sa croissance pour avoisiner les 22,64 milliards de dollars en 2026, d'après les pronostics de Space in Africa. Si cela semble moindre face aux 596 milliards de dollars générés l'an dernier à l'échelle globale d'après Novaspace, le marché mondial du spatial pourrait atteindre 1.800 milliards de dollars d'ici 2035 selon le World Economic Forum (WEF). Un gâteau dont l'Afrique veut aussi vraisemblablement une plus grande part. Le secteur est surtout stratégique en raison de son potentiel pour les économies et les sociétés face aux défis mondiaux tels que le climat, la sécurité alimentaire, etc. Et alors que continent entend accélérer sa course pour l'atteinte des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies en 2030 et l'Agenda 2063 de l'Union africaine, les experts tracent la voie du spatial.