La construction semi-temporaire, nouvelle tendance de l’aménagement des villes
Gaëlle Cloarec
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La construction semi-provisoire permet de s'adapter aux usages tout un réduisant l'impact environnemental.
DR
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La construction semi-provisoire permet de s'adapter aux usages tout un réduisant l'impact environnemental.
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A Nice, la course contre la montre est engagée. Plus que neuf semaines avant la livraison, le 30 avril, au ministère des Affaires étrangères du site d'accueil de la troisième conférence des Nations unies sur l'Océan (Unoc), co-organisée du 9 au 13 juin par la France et le Costa Rica sur le port de la capitale azuréenne. Soit un ensemble bâtimentaire semi-temporaire (ou semi-permanent) de 9.000 m², abritant une grande halle événementielle de 4.000 m² et deux édifices annexes de 2.700 et 2.400 m², dont la configuration finale a été adoubée en juin et la phase de construction lancée début janvier. Un délai très serré mais « qui sera tenu », a assuré mi-février Christian Estrosi lors d'une visite de ce chantier chiffré à 22 millions d'euros HT. Lequel, une fois les festivités onusiennes achevées, prendra sa forme définitive de centre de congrès, et ce jusqu'aux Jeux Olympiques de 2030. A minima.
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Car, à la différence des constructions temporaires, le semi-temporaire n'a de temporaire que le nom. « Certaines de ces infrastructures sont installées depuis plus de 10 ans et sont toujours en activité », relève Pierre Grosso, directeur du département Ouvrages spéciaux semi-permanents et du projet Unoc chez GL Events. Attributaire du marché en octobre dernier, le spécialiste lyonnais de l'événementiel s'est en effet emparé de ce mode constructif à l'orée des années 2010 pour répondre aux besoins du monde du sport, en particulier celui du rugby. « Les infrastructures sportives et l'expérience spectateurs sont très dépendantes des résultats sportifs des clubs. De ce fait, ils ont besoin de stades démontables et modulables, capables d'être augmentés ou réduits en termes de jauge en fonction de leur attractivité du moment », explique le directeur qui compte, dans son portefeuille-client, le Stade Rochelais, Castre Olympique ou encore Provence Rugby. Depuis, l'offre proposée s'est diversifiée à d'autres types d'infrastructures liées aux sports : arénas, patinoires et même piscines. A Lille, le premier bassin aquatique semi-permanent, donc entièrement démontable, ouvrira ainsi ses portes cette année. Des produits disponibles sur catalogue, duplicables à différentes échelles, qui s'intéressent aussi à la culture et à l'événementiel à travers le développement d'une gamme de palais des congrès et d'exposition.
Gaëlle Cloarec