A Nice comme à Sophia-Antipolis, l’immobilier tertiaire joue la carte transition
Laurence Bottero
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Centrium, réhabilité par le Groupe Courtin, montre à quel point les bâtiments rénovés et disposant des nouvelles accréditations environnementales, sont des leviers d'attractivité de Sophia-Antipolis
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Alors que le MIPIM, le marché international des professionnels de l’immobilier ouvre ses portes à Cannes et alors que le secteur est confronté à des mutations profondes, tant en termes d’usage que de considération environnementale et servicielle, l’activité de bureaux sur la Côte d’Azur ne déroge pas à la règle. Sauf que Nice et Sophia-Antipolis, deux marchés très différents, font face à cette transition différemment.
« Le marché se tient bien » affirme Jeanne-Marie Fauvet. Et de fait, avec 78.000 m2 de surface placée, la Côte d'Azur a fait, en 2023, aussi bien - à -1% - que 2022, avec, dans le détail, un marché de la seconde main qui continue de représenter 59% des m2 placés contre 41% pour le neuf.
Un marché d'ailleurs davantage bousculé à Nice qu'à Sophia-Antipolis, la capitale de la Côte d'Azur enregistrant un -50% en un an, la part de la seconde main étant à 12.000 m2 placés face à une part du neuf à 7.000 m2 placés. « La seconde main se contient », confirme la directrice associée Nice et Sophia-Antipolis de BNP Paribas Real Estate.
Nice qui se crispe...
Et cela presque par un effet naturel : l'offre neuve est tarie, « prise d'assaut » dès qu'elle est disponible sur le marché, ce qui tend à démontrer l'attractivité de l'Eco-Vallée. Air Promenade, ce centre d'affaires de 10.000 m2, fait d'ailleurs partie de ces programmes ayant mis peu de temps à trouver preneurs. Du côté de Nice Méridia, ce nouveau quartier qui doit être une vitrine du meilleur de la R&D publique et privée, où le CEEI - qui accueille notamment l'école 42, l'ISARD - et l'institut méditerranéen du risque et du développement durable sont implantés, « il faut de la commercialisation », estime Jeanne-Marie Fauvet.
Nice qui, historiquement, a toujours eu du mal à offrir de grandes surfaces en centre-ville, s'appuie désormais sur l'Eco-Vallée pour dynamiser son offre et attirer ainsi des projets d'investissements conséquents.
Et l'équation est connue : la pénurie de grandes surfaces entraîne mathématiquement une baisse des transactions. Attendue en 2024, la livraison de Mercantour soit 4.000 m2 de bureaux, alliés à du commerce, hôtel et parking a déjà conquis Vinci Construction France qui s'y installera. Il faudra attendre 2025 pour réceptionner Avant-Scène, développé par Quartus sur 1.500 m2 et les 3.400 m2 de Joia Méridia portés par Pitch/Eiffage.
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