L’enjeu de Rhône Décarbonation se joue (aussi) à Fos-sur-mer
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Colin
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Colin
Le projet est tout aussi majeur qu'ambitieux : en prévoyant de capter 1,2 million de tonnes de CO2 et de mobiliser un investissement de 1 à 1,5 milliard d'euros, le projet Rhône Décarbonation fait la promesse de valider les technologies de captage, stockage et utilisation du CO2 - appelées aussi CCUS - leviers importants de décarbonation de l'industrie.
Si Rhône Décarbonation prend naissance du côté de l'Isère, au sein de la cimenterie Vicat de Montalieu-Vercieu, c'est bien son arrivée à Fos-sur-mer et la possibilité d'ensuite acheminer cette précieuse cargaison par navires, vers des réservoirs géologiques offshore en Méditerranée ou en mer du Nord qui constitue un enjeu important pour Marseille-Fos.
Raccordement au pipeline existant
Car le projet s'appuie beaucoup sur deux acteurs présents à Fos, SPSE et Elengy.
À lire également
SPSE (société du pipe-line sud-européen) dont le siège social est basé à Arles est l'acteur de transport et de stockage d'hydrocarbures à partir de Fos et du site de Lavéra. Son pipeline assure la liaison entre le Sud et Saint-Quentin Fallavier, en Auvergne-Rhône-Alpes ainsi qu'avec Gennes en Bourgogne Franche Comté, permettant l'alimentation des raffineries de Feyzin et Cressier (Suisse). Dans le projet de Rhône Décarbonation, c'est lui qui aura la charge de transporter le CO2 capté, nécessitant la reconversion sur 300 km du pipeline existant mais également le raccordement d'une nouvelle canalisation qui fera la liaison entre le site de Vicat et le pipeline existant. Une nouvelle canalisation sera aussi nécessaire pour lier le site de SPSE à Fos au terminal de Fos Tonkin, opéré par Elengy.
Laurence Bottero