SOS Océan : le chalutage de fond oublié, sujet de crispation pour les ONG
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
LTD / Lataste / Hemis.fr
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
LTD / Lataste / Hemis.fr
Le discours du président de la République, en clôture de SOS Océan ce lundi 31 mars, était très attendu. Non pas pour des annonces particulières, dont on imagine bien qu'elles seront plutôt réservées à la Conférence des Nations-Unies pour l'Océan à Nice (Unoc-3) en juin prochain. Mais à l'heure où l'administration Trump tourne le dos aux enjeux climatiques, les propos du chef de l'Etat français étaient observés avec une haute attention, notamment par les ONG.
Emmanuel Macron a profité de cette prise de parole pour rappeler les huit objectifs qu'il faudra atteindre lors de cette Conférence internationale, le premier d'entre eux étant la ratification du traité de haute-mer, appelé aussi BBNJ. Cités également, la maîtrise de la surpêche, la protection de l'océan, la décarbonation du transport maritime... Et la nécessité de véritablement mettre en place de nouvelles aires marines protégées, la volonté d'atteindre les 30 % de surfaces « sous cloche » à horizon 2030 étant en retard. Nous en sommes à « 8,5 %. Donnons-nous l'objectif de 12 % à 15 % d'ici l'Unoc », a enjoint le président de la République.
À lire également
Des propos qui n'ont pas été totalement du goût des ONG de défense de l'océan, dont l'américaine Oceana et la française Bloom. Pointée du doigt, l'absence de la mention de chalutage de fond, une pratique de raclage via un filet qui abîme les fonds et qui, selon Bloom, est responsable de l'émission de 340 millions de tonnes de CO2 annuel dans le monde - 400 000 tonnes rien que pour la France.
Laurence Bottero