La concertation publique d’ensemble qui démarre ce 2 avril concerne les nombreux projets d’industrie verte, prévus pour s’implanter sur le périmètre de Marseille-Fos. Un format inédit avec en toile de fond les conséquences sur l’aménagement du territoire.Leurs noms ont maillé les annonces ces deux dernières années, avant même de mailler le territoire. De GravitHy - usine d'acier vert - à Carbon - gigafactory solaire - Deos - éolien flottant ou Neocarb - SAF aérien -, nombreux sont les projets d'industrie décarbonée qui ont pour ambition de s'installer dans le périmètre du Grand Port Maritime de Marseille-Fos, rejoignant d'autres industries déjà installées et engagées dans le verdissement de leurs activités, à l'image de l'italien Marcegaglia, repreneur d'Ascométal, ou d'ArcelorMittal.
Si certains sont déjà passés par la case débat public - c'est le cas pour les projets sus-cités -, il n'en reste pas moins que la multiplicité des projets brouille la vision du citoyen, perdu entre les différentes annonces autant qu'elle pose aux institutionnels la question de l'aménagement du territoire. Et plus précisément, comment équiper celui-ci de tous les fondamentaux - écoles, routes, logements... - nécessaires à leur faisabilité.
Photographie globale
Deux questions en une en quelque sorte qui servent de fondement à cette vaste concertation organisée pendant trois mois, jusqu'en juillet, par la Commission nationale du Débat public (CNDP) dont l'objectif n'est « pas d'être un référendum » ni « d'être pour ou contre », comme le soulignent respectivement le président Marc Papinutti et la présidente du débat concerné, Audrey Richard-Ferroudji mais bien de présenter une photographie globale, celle-ci devant permettre d'ordonnancer les aménagements nécessaires.