DEOS, ce projet dédié à l’éolien flottant qui conforte Marseille-Fos comme un hub méditerranéen
Laurence Bottero
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En moins de 12 mois, les contours du futur de Marseille-Fos ont pris une envergure totalement nouvelle. Le game changer, c'est clairement Carbon, ce projet de gigafactory solaire qui en mars 2022 annonce son implantation - inattendue - dans le périmètre du GPMM. Un projet si ambitieux - 60 hectares, 1,5 milliard d'euros d'investissement - que tous se frottent les yeux pour y croire. Depuis, d'autres projets lui ont emboîté le pas et confirmé leur intention de s'installer dans la zone, tels H2V, dédié à l'hydrogène vert ou encore GravitHy, désireux de produire de l'acier décarboné.
Et puis voici DEOS, acronyme pour Développement de l'Eolien Offshore, nom de code de ce projet qui combine divers aménagements dédiés à la filière. D'abord cette plateforme de 80 hectares, adossée à un linéaire de quai pouvant atteindre 1.000 mètres, à laquelle s'ajoutent des zones de stockage à flot, étalées sur 50 à 60 hectares.
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Le but de l'ensemble est de rendre la production des éoliennes plus fluide et plus appétente pour les acteurs de la filière. Ici, les flotteurs en acier ou béton pourraient ainsi être construits, dans une dynamique d'industrialisation des processus et donc de meilleure productivité. Ici aussi pourraient être déchargés et stockés les composants nécessaires à l'assemblage d'éolienne. Les zones de stockage sur mer seraient utiles pour conserver, en attendant leurs intégration ou expédition, les flotteurs déjà prêts. C'est aussi offrir aux acteurs de la filière, la possibilité de faire des tests de mises en services qui soient compatibles avec les cadences industrielles. Prévus également, la maintenance des éoliennes tout comme le démantèlement en fin de vie.
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