Après avoir structuré une offre de bureau conséquente depuis 2008, l’opération d’intérêt national entre dans une nouvelle phase tournée vers le logement, le commerce de proximité et l'agriculture urbaine.Depuis 2008, à l'ouest de Nice, une nouvelle « centralité » se dessine. Tout au moins, c'est l'objectif. Mais long est le processus. Car on ne requalifie pas aussi facilement plus de 200 hectares en plein cœur d'une métropole urbaine et littorale. Il y a des équilibres et des étapes à respecter. D'abord créer l'activité économique. Et donc des bureaux pour accueillir industriels et activités tertiaires, qui constituent une première brique de ce nouvel ensemble urbain.
Plusieurs programmes mixtes sont venus équiper les quartiers Grand Arénas (630 000 m2), Nice Meridia (347 000 m2) et Parc Méridia (600 000 m2) en déployant des bâtiments à l'architecture différente, parfois audacieuse comme le Hana du japonais Sou Fujimoto, équipé de pétales ajourées, le tout ayant, malgré tout, réussi à créer un « style » Eco-Vallée.
La ville productive en démonstration
Ce premier étage de la fusée fait désormais place à une seconde étape qui consiste à véritablement « habiller » l'offre tertiaire avec du logement et l'installation de commerces de proximité. « Nous avons entamé les consultations avec les promoteurs immobiliers », confirme Damien Teichner, directeur général adjoint de l'Etablissement public d'aménagement (EPA) à propos de deux projets de 5 000 m2 chacun pour respectivement 80 logements et 70 logements en accession à la propriété, libre et sociale, au sein du quartier Nice Méridia pour le premier et du Hameau de la Baronne pour l'autre.
Mais c'est du côté de Parc Méridia que se concentre l'attention. Car c'est là que Nice Eco-Vallée déploie sa preuve de concept : la ville productive. Après moult études de faisabilité et deux années de réflexion, les contours de ce modèle ont été définis et visent à créer une filière d'agriculture urbaine, permettant en même temps la création d'une filière d'économie circulaire des matériaux de terre. Un modèle qui a été retenu par France 2030 dans le programme « Démonstrateur de la Ville durable », avec à la clé un financement, par le biais de subvention, de 6 millions d'euros.