Thales Alenia Space se conforte en tant que vigie des océans
Gaëlle Cloarec
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Photo d'illustration
ESA
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A Cannes, à quelques encablures du Palais des festivals, d'autres stars attendent leur heure, bien au chaud dans les salles blanches du fabricant de satellites Thales Alenia Space. En 2026 pour la première, 2028 pour la seconde, elles tutoieront les étoiles à 814 km d'altitude afin d'assurer la continuité de la mission Sentinel-3, l'une des pierres angulaires du programme européen de surveillance de l'environnement Copernicus, co-financé par l'Union européenne et l'agence spatiales européenne (ESA), avec un focus particulier sur les océans.
Une contribution à l'analyse du climat et, par extension, aux politiques climatiques mises en place qui sera rappelée lors de la 3e conférence des Nations Unies sur l'Océan (UNOC 3) co-organisée en juin à Nice par la France et le Costa Rica, où Thales Alenia Space interviendra.
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La mission Sentinel-3, dont Thales Alenia Space est maître d'œuvre, y sera abordée. Celle-ci entre dans sa dernière ligne droite. Les deux premiers satellites d'observation, 3A et 3B, lancés entre 2016 et 2018, arrivent en fin de vie. Les satellites 3C et 3D viendront donc les remplacer. Ils seront munis de quatre instruments à la pointe de la technologie qui fourniront des données essentielles à la préservation des océans : du spectromètre imageur permettant d'analyser la couleur des océans et donc d'identifier les zones de pollution marine, au radiomètre imageur, qui s'intéresse aux températures de surface, en passant par un radar altimètre complété d'un radiomètre micro-onde qui, eux, vont mesurer la topographie des surfaces océaniques et glacières. Thales Alenia Space, dont le site de Cannes est expert en optique, a développé deux de ses instruments. Au total, une centaine d'entreprises européennes ont contribué à la conception et la fabrication de ces satellites pour un montant compris entre 300 et 500 millions d'euros.
Gaëlle Cloarec