Le constructeur de satellites franco-italien a engrangé plus de 600 millions d'euros de commandes depuis le début du mois de janvier.Début d'année en trombe pour Thales Alenia Space (TAS). En moins d'une dizaine de jours, TAS a obtenu une moisson de contrats. Soit quatre commandes qui vont donner de la charge à plusieurs de ses sites en Italie, en France et en Espagne. Détenue par Thales (67%) et Leonardo (33%), TAS a signé en Italie un important contrat avec l'Agence spatiale européenne (ESA) pour la réalisation du satellite destiné à la mission EnVision qui dévoilera les mystères de la planète Venus. Le contrat s'élève à 367 millions, dont une partie ira alimenter sur le site de Cannes, qui sera responsable du sous-système de contrôle d'attitude et d'orbite (AOCS) et de l'analyse d'aérofreinage.
La mission fournira une vue globale de la planète, de son noyau interne jusqu'à la haute atmosphère, afin de comprendre comment et pourquoi Vénus et la Terre, deux planètes jumelles à l'origine, ont évolué si différemment.
Troisième satellite CO2M
En outre, TAS a signé avec l'entreprise allemande OHB, maître d'œuvre du segment spatial, un amendement au contrat CO2M pour le développement à Cannes d'une troisième charge utile de la mission Copernicus CO2M (88 millions d'euros). Cet avenant prévoit le développement d'une charge utile du troisième satellite de la mission CO2M qu fait partie du programme Copernicus. Ce troisième satellite vient en complément des deux premiers de la mission qui sont en cours d'intégration. Copernicus est la composante d'observation de la Terre du programme spatial de l'Union européenne.
La mission CO2M vise à mesurer le dioxyde de carbone atmosphérique produit par l'activité humaine. Ces mesures permettront de réduire les incertitudes actuelles dans les estimations des émissions de dioxyde de carbone provenant de la combustion de combustibles fossiles à l'échelle nationale et régionale. Avec trois satellites CO2M, l'Europe obtiendra une meilleure couverture de notre planète et sera en mesure de prendre des images de l'ensemble du globe plus rapidement et d'obtenir des mesures plus précises du CO2.