Ports de plaisance : sur la Côte d'Azur, la course à la DSP se poursuit
Gaëlle Cloarec
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Sur la Côte d'Azur, la course au renouvellement des DSP des ports de plaisance bat son plein.
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Sur la Côte d'Azur, la course au renouvellement des DSP des ports de plaisance bat son plein, et la CCI reprend une légère avance. La chambre de commerce et d'industrie azuréenne vient en effet d'être choisie par la Métropole Nice Côte d'Azur, après mise en concurrence, pour reprendre l'exploitation du port de Saint-Laurent-du-Var. Jouxtant l'aéroport de Nice, ce port de 1084 anneaux était exploité par la société du yacht Club laurentin depuis 1975, laquelle passera donc la main le 1er janvier 2026 à la CCI pour une durée de 20 ans.
La gestion d'infrastructure portuaire est une activité historique de la CCI azuréenne qui, ces dernières années, apparaissait en perte de vitesse. Fin 2021, la chambre perdait la concession du Vieux-Port de Cannes (772 anneaux) face à Fayat allié à l'américain IGY Marinas. A l'été 2023, c'était au tour du port de Nice (500 anneaux) de quitter son giron, repris en régie par la Métropole en prévision, notamment, de l'organisation du Sommet des Océans des Nations Unies qui s'est achevé mi-juin. En juin 2024, enfin, elle voyait s'échapper le port Camille Rayon de Golfe-Juan (841 anneaux), attribué au groupe grec D-Marin. « Cette nouvelle concurrence étrangère, souvent associée à des groupes de BTP, nous oblige à nous surpasser et à nous remettre en question. Nous essayons de nous améliorer face à cela à travers notamment une veille approfondie en matière d'innovations technologiques portuaires, de services aux plaisanciers et d'impact environnemental », expliquait il y a un an à La Tribune Franck Scarlatti, directeur général de la chambre consulaire. Qui précisait alors : « Tous les acteurs sont légitimes mais nous n'avons pas le même ADN, ni les mêmes intérêts. Nous sommes une institution publique. Dans ce cadre, la gestion d'un port ne s'inscrit pas dans une exigence de rentabilité à tout prix mais dans celle d'en faire un outil de développement économique pour la commune et le territoire. C'est notre vocation. »
Gaëlle Cloarec