François Bayrou au chevet des infrastructures des JO 2030

Laurence Bottero
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Le choix de Briançon pour tenir le premier comité interministériel est clairement un symbole : la montagne et ses enjeux d'infrastructures sont le cœur même de la réussite des Jeux Olympiques d'hiver de 2030.
Dans les Hautes-Alpes, François Bayrou n'est pas venu seul mais entouré du ministre des Transports, Philippe Tabarot, de la ministre des sports, Marie Barsacq, d'Amélie Oudéa-Castera, la toute nouvelle présidente du Comité olympique et sportif français, d'Edgar Grospiron, le président des Alpes 2030. Et de celui qui l'a précédé à Matignon, Michel Barnier, à qui il avait été confié une mission temporaire de mise en place du comité d'organisation en janvier dernier. Surtout, l'ancien Premier ministre dispose d'une expérience acquise lors des JO d'Albertville en 1992 qui ne peut que se révéler utile.
Car ce premier comité interministériel a surtout eu vocation à poser les objectifs et rassurer. Et l'entourage du Premier ministre de balayer d'un revers les remarques sur une candidature estimée par certains trop rapide et donc impréparée. Au contraire, celle-ci a bien « bénéficié du temps d'incubation nécessaire ».
Le fond du sujet demeure clairement l'aménagement du territoire dans un contexte d'anticipation de la montagne de demain. Ce qui comprend notamment la nécessité d'adapter les infrastructures aux besoins de mobilité et de financer cette dernière. Car les Hautes-Alpes demeurent encore bien trop enclavées, avec notamment une liaison ferroviaire entre Paris et Briançon considérée comme la pire de France. Même si sur ce point, en avril dernier, Philippe Tabarot avait déjà confirmé le renouvellement du matériel roulant pour un montant de 2,33 milliards d'euros.
C'est dire l'importance du protocole d'accord qui vient compléter le contrat de plan Etat-Région et qui va injecter 342 millions d'euros dans l'amélioration de la desserte ferroviaire, l'Etat et la Région Sud apportant chacun 120 millions d'euros. Aix-Marseille Provence, le Département des Hautes-Alpes et SNCF Réseau mettront également la main à la poche. Ainsi, la ligne Marseille-Briançon va être entièrement revue, le temps de trajet étant amélioré pour relier le littoral à la montagne en 3h40 au lieu des 4h45 actuelles.
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Laurence Bottero