Le maire de Montpellier et président de la Métropole, Michaël Delafosse, l'a souvent clamé à l'approche du Sommet Afrique-France qui se tenait le 8 octobre dans la capitale languedocienne : il veut faire de Montpellier « la porte d'entrée des coopérations avec l'Afrique », arguant que les liens de ville sont « innombrables avec au moins 30 des 54 pays africains dans le domaine de la santé, de l'économie, littéraire, artistique, social, dans la recherche et bien entendu au niveau universitaire, avec 5.000 étudiants africains et 300 doctorants ».
Alors que Montpellier a vécu aux couleurs de l'Afrique le temps du Nouveau Sommet Afrique-France, avec quelque 3.000 participants et 800 représentants de douze pays africains à l'Arena, comment l'équipe élue en place compte-t-elle s'y prendre concrètement pour impulser, dans les différents écosystèmes de la ville, un élan à la fois durable et fructueux vers le continent africain ?
Clare Hart, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole, déléguée au rayonnement international et aux coopérations internationales et européennes, est intarissable sur le sujet : « Cette tradition de médecine, d'agroécologie, de recherche avec le CIRAD, l'INRAE, l'IRD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, Institut de recherche pour le développement, NDLR) fait que les relations entre Montpellier et le continent africain se sont renforcées depuis des décennies. Et ce n'est pas que de la solidarité ou de la coopération décentralisée mais bien un travail collaboratif, de recherche par exemple. En raison de sa position géographique et de la fertilité des initiatives, le territoire est prêt pour aller plus loin et recevoir ce nouvel élan. A nous, collectivité, de nous en saisir. Nous devons jouer rôle de fédérateur ! ».