La Tribune : À l'aube d'une reprise normale de l'activité et après plus d'un an de crise, quel est l'état du secteur événementiel dans le département de Haute-Garonne?
Jean-François Renac : Nous avons une dizaine d'entreprises qui ont cessé leur activité, soit en cessation des paiements, soit en redressement judiciaire avec peu de chances de s'en sortir, soit carrément en liquidation. Ce sont essentiellement des prestataires techniques, audiovisuels et des agences. Ce qui est vraiment significatif c'est que les cessations d'activité datent de l'automne, depuis il n'y a pas eu d'arrêt d'activité. C'est lié aux mesures d'accompagnement de l'Etat qui ont permis de maintenir à flot le secteur.
Avec le recul, êtes-vous satisfait de l'action du gouvernement à votre égard ?
Après une période de flottement, l'Etat a été là pour soutenir la filière de façon intelligente. Il y a eu une grosse mobilisation autour de nos métiers. Au niveau régional, la DGFiP (direction générale des finances publiques) a été présente. Nous avons été en contact avec eux quasiment tous les jours. Il y a eu des bugs parce qu'ils ont géré des dizaines de milliers de dossiers par jour, mais si on regarde depuis le mois d'octobre ou novembre, tout a été quasiment réglé. Donc je pense que nous arriverons à enjamber cette crise.
Quelles problématiques liées à la crise touchent encore le secteur malgré la reprise qui se profile ?