Smart City : Toulouse sera-t-elle financée par l'Europe ?

Florine Galéron
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"Toulouse doit être reconnue parmi les métropoles les plus en pointe d'ici à 2020 en matière de ville intelligente !" Jean-Luc Moudenc avait affiché cette ambition lors du premier Forum Smart City Toulouse organisé en décembre 2014 par La Tribune-ObjectifNews.
Quelques mois plus tôt, le 25 septembre dernier, le conseil de communauté de Toulouse Métropole adoptait une délibération pour lancer officiellement sa démarche de ville intelligente. Le concept de "Smart city" désigne un type de développement urbain qui concilie développement économique durable, qualité de vie élevée, et une gestion avisée des ressources naturelles en s'appuyant sur les nouvelles technologies d'information et de la communication. Cela passe par le développement de bornes wifi gratuites, de capteurs pour repérer le remplissage des parkings, de lampadaires équipés d'un détecteur de présence mais aussi par le déploiement d'écoquartiers ou de transports doux.
En la matière, la France est quelque peu en retrait au regard de ses voisins européens. Ainsi, selon une étude de benchmarking publiée en janvier 2014 par le Parlement européen, la Grande Bretagne, l'Espagne et l'Italie comptent chacune plus de 30 villes intelligentes contre entre 11 et 30 pour la France et l'Allemagne. Par ailleurs, selon la même étude, six métropoles se distinguent par leur niveau de maturité de Smart city : Amsterdam, Barcelone, Copenhague, Helsinki, Manchester et Vienne.
À Toulouse, le plan d'action dressé par la Métropole en septembre dernier fixait comme priorité notamment de répondre à un appel à projets de l'Union européenne. C'est chose faite depuis le 9 avril. Toulouse Métropole a acté sa candidature à l'un des plus ambitieux projets portés par l'Europe : "Smart cites and Communities : démonstrateur à grande échelle pour des solutions intégrant l'énergie, les transports et les TIC".
L'UE définit trois axes de développement :
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