Kader Arif et "Au fil de l'Ô" veulent assurer l'avenir du Canal du Midi

Gael Cérez

Gael Cérez
C'est à l'écluse de Vic-Castanet, près de la maison éclusière, que Kader Arif, député socialiste de Haute-Garonne, et Valérie Piganiol, présidente du Club économique "Au fil de l'Ô" ont annoncé le 9 juillet le lancement d'un groupe de travail qui devrait réfléchir et agir pour garantir l'avenir du Canal du Midi.
Le député socialiste de la 10e circonscription de Haute-Garonne assure qu'il reçoit plusieurs soutiens, notamment celui de Stéphane Saint-André, député du Pas-de-Calais et président du Conseil d'administration de Voies navigables de France (VNF), André Viola, le président du Département de l'Aude et Kléber Mesquida, le président du Département de l'Hérault.
"En 2010, nous avons lancé des initiatives pour le Canal du Midi avec Kader Arif qui était eurodéputé, complète Pierre Cardinal, coprésident du club économique. Maintenant qu'il est à nouveau député, nous nous remettons autour de la table. Il est l'homme de la situation car il dispose de l'expérience nécessaire pour nous ouvrir les portes que nous aurons du mal à pousser."
Protection des berges et de l'environnement, lutte contre le chancre coloré qui menace les platanes, développement du tourisme et du fret fluvial, utilisation des maisons éclusières, les missions de ce futur Cese du Canal du midi sont nombreuses.
La première réunion se tiendra le 30 juillet à Ayguesvives. Elle rassemblera des élus comme Kader Arif et Jacques Oberti, le maire d'Ayguesvives et nouveau président du Sicoval, des acteurs environnementaux comme le Fredon (Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles) par exemple, ainsi que VNF et les professionnels du canal représentés par l'association "Au fil de l'Ô".
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Si le Cese ne sera sans doute finalisé qu'après les élections régionales, le groupe de travail a déjà lancé quelques actions. En octobre prochain, une course en canoë aura lieu sur le canal. Un premier événement qui en annoncera d'autres. "Notre objectif est de créer des emplois et de faire venir des entreprises sur le canal", rappelle Pierre Carpentier.
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D'abord centré sur la Haute-Garonne, le comité s'ouvrira ensuite à l'Aude, puis à l'Hérault pour réunir les différents acteurs de ce monument de 246 kilomètres, "véritable trait d'union entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon", comme se plaisent à le souligner les promoteurs de cette initiative.
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