Industrie du futur : Emmanuel Macron lance à Figeac un appel à projets de 100 millions d'euros

Florine Galéron

Florine Galéron
Emmanuel Macron en est persuadé, avec le plan Industrie du futur, "on peut tabler raisonnablement sur deux à trois points de PIB supplémentaires en France à long terme". Lancé par François Hollande en avril dernier à Figeac, le plan Industrie du futur a pour vocation d'acquérir d'ici 3 à 5 ans un leadership européen voire mondial dans trois domaines : la fabrication additive, la virtualisation de l'usine et les objets connectés, la réalité augmentée.
Six mois après la venue de François Hollande, c'était donc au ministre de l'Économie et de l'industrie de venir ce lundi 12 octobre dans le Lot pour promouvoir ce plan. Emmanuel Macron s'est rendu dans la matinée près de Figeac chez le fabricant de ponts Matière puis, dans l'après-midi, sur le site de Whylot (moteurs électromagnétiques).
En début d'après-midi, le ministre a annoncé par ailleurs le lancement d'un appel à projets de 100 millions d'euros. Mis en œuvre par le Commissariat général à l'investissement, il sera opéré par BPI France dans le cadre de ce plan Industrie du futur. Il vise notamment à développer la robotique, la fabrication additive, les nouveaux matériaux composites et la réalité augmentée. "Et d'autres appels d'offres suivront", a-t-il précisé lors d'une table ronde organisée à Figeac par Madeeli, l'agence du développement économique, de l'export et de l'innovation de Midi-Pyrénées.
Emmanuel Macron lors de la table ronde organisée par Madeeli © photo Rémi Benoit
"Ici, la mécanique et le spatial sont de bons contre exemples dans l'industrie française. Le Lot dispose d'un des leaders dans la mécanique grâce à sa proximité avec un grand pôle aéronautique et spatial à Toulouse et j'aimerais qu'il y ait beaucoup de Mécanic Vallée (pôle d'entreprises lotoises dans la mécanique, NDLR) en France", a-t-il déclaré devant un parterre d'industriels, de chefs d'entreprise et d'élus.
Le ministre de l'Économie a également profité de son déplacement à Bagnac-sur-Célé pour inaugurer la première maison des services au public en France dans un bureau de La Poste.
D'ici 2016, La Poste doit en installer 500 sur les 1 000 prévues en France.
En marge du déplacement du ministre, plusieurs dizaines de représentants syndicaux de la CGT se sont rassemblés à Figeac pour défendre les services publics. "Dans la région, des postes de gendarmes ont été supprimés, des écoles et des bureaux de poste ont fermé, on est en train de liquider les services publics", considère ainsi Jacques Montal, membre de la CGT et de l'association des usagers des services publics.
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"Nous sommes tous des salariés d'Air France", ont aussi scandé les manifestants. Un des militants a brandi une chemise avec le slogan "Macron, la prochaine, c'est la tienne". Le cortège a sifflé le ministre à son arrivée.
Emmanuel Macron a été pris à parti par la CGT © photo Rémi Benoit
Emmanuel Macron a de son côté dénoncé une nouvelle fois les violences commises à l'encontre des dirigeants d'Air France lundi dernier : "Ce sont des individus isolés et ces agissements ont été condamnés par l'ensemble des organisations syndicales. La priorité aujourd'hui est au dialogue. Air France est face à des défis extrêmement importants face à la concurrence des compagnies à bas coût et des compagnies du Golfe. Il est fondamental que toutes les parties se parlent pour construire ensemble le meilleur plan possible."
Dans le cadre de la loi Macron, le gouvernement a demandé un rapport sur la pertinence de la relance de bourses à l'échelle régionale pour soutenir le financement des PME et des ETI. Mais, à Toulouse notamment, les professionnels de la bourse ne voient pas l'utilité d'une relance de ces bourses dans une économie aussi mondialisée.
Sur ce dossier, Emmanuel Macron nous a confié :
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