Enquête sur la filière cinéma à Toulouse (2/2) : les subventions, le nerf de la guerre

Sophie Arutunian
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Cinémathèque de Toulouse : mémoire sur écran noir
Rémi Benoit

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Cinémathèque de Toulouse : mémoire sur écran noir
Rémi Benoit
En Midi-Pyrénées, le fonds régional d'aide à la création audiovisuelle (qui bénéficie du concours du Centre National de la Cinématographie) a été conçu pour soutenir la création sous toutes ses formes (fiction, animation, documentaire) et à tous les stades de réalisation des projets (écriture, développement, production).
En 2015, 74 projets (sur 200 dossiers déposés) ont été accompagnés, majoritairement des documentaires et des films d'animation. C'est aux "comités-conseil" d'établir des choix dans l'attribution des subventions : le comité-conseil Fiction et Animation, et le comité-conseil Documentaire. Chacun de ces comités est composé d'une quinzaine de professionnels et experts du cinéma, qui se réunissent trois fois par an, à huit-clos.
Certains réalisateurs dénoncent l'opacité de ces réunions, soupçonnant même du "copinage" entre les membres du comité et certains porteurs de projet. La vice-présidente de la région en charge de la Culture, Dominique Salomon, balaye la critique d'un revers de main :
"Le système avait encore quelque chose d'artisanal au début des années 2000. Depuis 10 ans il s'est vraiment professionnalisé", confirme Natacha Laurent, ancienne directrice de la Cinémathèque de Toulouse.
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Isabelle Dario, réalisatrice toulousaine, membre de l'association Midi Film et membre du comité, commente : "Il y a des centaines de dossiers et des fonds d'aides trop limités. Forcément il y a des déçus, et cela laisse la place à la frustration, au mécontentement. Néanmoins, il faut que le comité trouve l'équilibre entre subventionner les films d'auteur que certains jugent élitistes, que je qualifie plutôt d'ambitieux et subventionner du cinéma dit de divertissement, qui serait peut être plus facilement produit et diffusé par les télés car soi-disant plus facile d'accès. Tout est surtout question d'équilibre entre les critères retenus de qualité d'écriture audiovisuelle et de films parfois moins ambitieux mais qui permettent aux techniciens locaux de travailler."
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