Protonthérapie : "l'appel à candidatures doit être lancé avant la présidentielle de 2017"

Sophie Arutunian
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Toulouse veut faire passer le message : la communauté scientifique, médicale et industrielle est prête à recevoir un centre de protonthérapie. C'est le signal qui a été donné lundi 30 mai à l'Oncopole, lors d'une journée d'échanges qui a rassemblé les professionnels de la lutte contre le cancer, scientifiques, médecins, mais aussi les industriels intéressés par cet équipement. Ce séminaire, conclusion de plusieurs mois de travail, avait pour but de présenter le projet. "On ne sait pas où en sont les autres villes, mais à Toulouse, notre projet est mûr", assure Régis Ferrand, ingénieur et physicien médical de l'IUCT, porteur du projet Pericles II.
"Nous sommes en ordre de marche pour candidater au futur appel d'offres", explicite Benjamin Gandouet, responsable Oncopole à Toulouse Métropole.
Pour rappel, le contexte est le suivant : Toulouse souhaite accueillir sur le site de l'Oncopole un centre de protonthérapie. Cet outil de pointe représente un intérêt médical majeur car il permet de traiter certains cancers de manière plus précise, tout en préservant les tissus sains des patients (contrairement à la radiothérapie classique qui, tout en traitant les tumeurs, abîme les tissus sains). La protonthérapie est souvent préconisée chez les enfants, mais cet outil pourrait également trouver des applications dans l'industrie aéronautique et spatiale.
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Actuellement, seules les villes de Paris et de Nice disposent de cet équipement onéreux (il représente un investissement de 54 millions d'euros) mais, dans le cadre du plan cancer 2014-2018, d'autres centres pourraient voir le jour. À Toulouse, la possibilité d'obtenir cet équipement a été imaginée dès la naissance de l'Oncopole (inauguré en 2014).
Sophie Arutunian