Attractivité : "la marque So Toulouse ne sert à rien", regrette Jean-Luc Moudenc

Sophie Arutunian
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En Europe et dans le monde, (presque) personne ne connaît Toulouse. Le constat est sans concession, et découle des études commandées par Toulouse Métropole à l'institut de sondage BVA et au cabinet spécialisé Protourisme. Malgré ses nombreux atouts économiques et patrimoniaux, la Ville rose n'est pas une destination "citybreak", c'est-à-dire un endroit où l'on a envie de passer le weekend.
"À l'international, personne ne tape dans Google 'citybreak à Toulouse'. Nous n'apparaissons pas comme une destination évidente dans l'esprit des européens, particulièrement en Espagne, Royaume-Uni et Allemagne où les études ont été menées. Si les gens ont une perception positive de la ville (chaleureuse, intelligente, joyeuse), ils n'y voient rien de symbolique. Quel est le totem de Toulouse ? Quel est la 'Tour Eiffel' toulousaine ?" interroge Hubert Calmettes, directeur de l'agence d'attractivité de la métropole (qui n'a pas donné de chiffres précis sur les études qui ont été menées).
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Plusieurs facteurs expliquent ce déficit d'image, notamment l'enclavement de Toulouse, mais aussi une "mise en tourisme" insuffisante du centre-ville, avec une expérience utilisateur et un parcours-récit qui restent à construire (provoquer un "effet waouh"). Mais Jean-Luc Moudenc pointe un autre problème : l'échec de la marque So Toulouse. Créée en mars 2012 par l'ancien maire Pierre Cohen, cette bannière a pour objectif de fédérer les professionnels du tourisme et de porter le rayonnement de Toulouse au-delà de ses frontières, que ce soit en matière de tourisme de loisir ou de tourisme d'affaires. Arrivé aux affaires en 2014, Jean-Luc Moudenc avait alors décidé de maintenir cette marque.
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