Troisième ligne de métro : Tisséo assume sa navette express vers l'aéroport

Florine Galéron

Florine Galéron
Six mois après l'annonce du tracé définitif de la troisième ligne de métro de Toulouse, Tisséo continue d'essuyer les critiques d'une partie des décideurs économiques réclamant une station de métro à l'aéroport pour relier directement la gare et le centre-ville. Le 12 décembre dernier, les organisations patronales (Medef, CPME) et l'union professionnelle artisanale s'étaient déjà réunies pour demander d'une même voix cette desserte. "De grandes villes européennes comme Lyon, Madrid ou Amsterdam disposent d'une liaison directe entre le centre-ville et l'aéroport. Nous ne pouvons pas louper ce rendez-vous sinon nous risquons de prendre du retard avec les autres villes", estimait alors Philippe Robardey, le président de la CCI de Toulouse. Il y a quinze jours à l'occasion de ses voeux à la presse, il a enfoncé le clou : "Si ce rendez-vous est manqué, on ne pourra pas corriger le tir plus tard. Il faut trouver une solution dans l'intérêt du territoire et de son développement économique."
Face à ces critiques, Jean-Michel Lattes, président du SMTC Tisséo et Francis Grass, président de Tisséo Ingénierie ont voulu ce lundi 29 janvier rappeler les raisons qui les ont amenés à privilégier une correspondance via Jean Maga entre la future troisième ligne de métro et une navette express vers l'aéroport. "Une solution métro en tracé direct représente un coût d'investissement de 200 à 250 millions d'euros et ne permet pas de desservir le site d'Airbus Saint-Martin", a rappelé Francis Grass.
L'option privilégiée par Tisséo représente un investissement de 45 millions d'euros. Les usagers de la troisième ligne de métro devront descendre à la station Jean Maga et prendre une navette-tram vers l'aéroport. Mais Francis Grass ne croit pas que changer de moyen de transport va décourager les utilisateurs d'emprunter la ligne :
Simulation réalisée par Tisséo.
Il faudra compter 6 minutes depuis Jean Maga pour relier l'aéroport depuis la navette express cadencée avec une rame toutes les cinq minutes.
Par ailleurs, Jean-Michel Lattes a confirmé que des discussions sont en cours avec la société d'actionnaires chinois de l'aéroport de Toulouse ."Jean-Luc Moudenc a rencontré une nouvelle fois il y a quinze jours le représentant de Casil Europe", a-t-il indiqué. La société d'actionnaires chinois de l'aéroport de Toulouse pourrait potentiellement participer au financement du métro. Seulement, lors d'un entretien à La Tribune en décembre dernier Mike Poon, le président de Casil Europe, avait confié : "Concernant le métro, nous attendons les projections financières qui sont importantes pour avoir de la visibilité".
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Pour Francis Grass : "il est trop tôt pour amener des précisions sur ce sujet, ces détails seront connus après les études détaillées prévues en 2019". Le timing sera serré puisque Tisséo prévoit toujours un début des travaux en 2019 et une mise en service en "2024-2025".
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