Qui se cache derrière les machines géantes qui déambulent dans Toulouse ?

Florine Galéron

araignee la machine
Rémi Benoit

Florine Galéron

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Rémi Benoit
Nous sommes à quelques jours du coup d'envoi du spectacle Le Gardien du temple et la Halle de La Machine s'est transformée en véritable fourmilière. Autour des créatures de 15 mètres de hauteur, des dizaines de personnes gravitent au sol ou perchées dans les airs. Machinistes, régisseurs, responsables du chariot son, spécialistes des effets, agents de sécurité... Ils sont au total 150 à participer aux répétitions de la déambulation de quatre jours organisée jusqu'à dimanche dans les rues de la Ville rose. L'événement est orchestré par la compagnie La Machine qui s'installe à Toulouse après avoir fait les beaux jours de Nantes avec notamment son Grand éléphant.
Répétitions depuis la Halle de la Machine dans le quartier de Montaudran à Toulouse (Crédit : Rémi Benoit).
Ancienne voltigeuse équestre, Mathilde Lemonnier est chargée de manipuler la tête de l'Araignée géante. "Mon ancien métier m'aide à appréhender la hauteur". "Il faut préciser que les machinistes comme Mathilde sont élevés par une grue jusqu'à 35 mètres de haut avant de descendre en rappel jusqu'à la machine", indique Cédric Grouhau, régisseur. Mathilde Lemonnier dispose de trois commandes pour actionner les yeux, la tête mais aussi déclencher des "crachats" de l'araignée. Un peu plus bas, huit machinistes sont postés, chacun en charge d'une patte de l'araignée. Au total, 16 personnes sont hissées sur la machine pour la faire vivre. Un effectif similaire est nécessaire pour manipuler le Minotaure.
Mathilde Lemonnier manipule la tête de l'araignée (Crédit : Rémi Benoit).
16 personnes sont hissées sur l'araignée pour lui donner vie (Crédit : Rémi Benoit).
Les machinistes chargés de manipuler les pattes de l'araignée (Crédit : Rémi Benoit).
Si les machinistes et concepteurs du spectacle sont majoritairement des intermittents, la compagnie La Machine a également noué des partenariats avec des entreprises locales qui n'avaient jamais travaillé dans le monde du spectacle auparavant.
Le Minotaure (Crédit : Rémi Benoit).
La compagnie La Machine travaille depuis des mois en collaboration avec les services de la mairie pour l'eau, la voirie, mais aussi avec la police et les pompiers. "Nous faisons appel pendant le spectacle à des canons à eau d'une capacité de 300 litres. Nous avons discuté avec les pompiers pour gérer le débit de l'eau envoyée", avance Coline Lequenne qui travaille aux Machines à effets. Depuis ses locaux de Montaudran, l'équipe de la Machine a dû également s'entraîner à passer certaines obstacles urbains pour être prête le jour J. "Nous avons disposé un lampadaire sur la piste pendant les répétitions pour s'exercer", glisse le régisseur du Minotaure.
Passé le spectacle, le Minotaure ira se reposer avec d'autres créatures dans la Halle de la Machine qui sera ouverte au public à compter du 9 novembre. Situé en plein cœur du quartier Montaudran à Toulouse, le bâtiment a été construit à proximité de l'ancienne piste des pionniers de l'aéropostale.
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Ce sont donc pratiquement 100 emplois qui sont indispensables pour faire tourner le lieu. Une grosse "machine" dans laquelle Toulouse Métropole a beaucoup investi :
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La compagnie prévoit 220 000 spectateurs pour la première année d'exploitation de la Halle de La Machine (avec un plein tarif prévu à 9 euros). Mais les retombées économiques attendues à Toulouse dépassent largement la billetterie. Alors qu'aujourd'hui 75% des touristes sont à Toulouse pour des raisons professionnelles, la ville compte sur ce nouveau lieu pour booster la clientèle loisirs. "Ce projet va faire renforcer notre offre culturelle et faire rayonner la métropole en donnant à ceux qui n'habitent pas Toulouse une raison de plus d'y venir", veut croire Jean-Luc Moudenc.
Florine Galéron