Pourquoi le chantier du téléphérique urbain de Toulouse prend du retard

Pierrick Merlet
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Téléphérique
Rémi Benoit

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À défaut d'attendre désormais leur troisième ligne de métro pour 2028, les habitants de Toulouse et sa métropole attendent une autre infrastructure importante de transport, nommée Téléo. Du nom du prochain téléphérique urbain de la quatrième ville de France, de l'Oncopole à l'université Paul Sabatier, celui-ci était initialement promis pour une mise en service en décembre 2020. Seulement, la crise sanitaire et le confinement sont passés par là.
Dans ce contexte, le syndicat mixte en charge de l'organisation des transports en commun sur l'agglomération toulousaine pariait sur une marche à blanc autour du mois d'avril 2021, pour une mise en service au cours de l'été 2021. Mais il n'en sera rien.

En plus d'un zone protégée et d'un cours d'eau, le téléphérique doit survoler la zone de Pech David (Crédits : Rémi Benoit).

Le futur téléphérique urbain de Toulouse repose sur la technologie des 3S, qui nécessite moins de pylônes au sol que celle du monocâble (Crédits : Rémi Benoit).
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Contrairement à d'autres téléphériques dans le monde comme Medellin (Colombie), qui ont fait le choix d'un téléphérique mono-câble, la Ville rose a quant à elle opté pour la technologie des trois S qui repose sur deux câbles porteurs et un, tracteur. "C'est une technologie bien plus performante que le mono-câble, avec notamment une meilleure résistance au vent (jusqu'à 107 km/h dans le cas toulousain, ndlr) et un effet de basculement moins ressenti", précise Vincent Conan, chef de projet Téléo au sein de Tisséo Ingénierie. Ainsi, l'opération d'installation des câbles, lancée en novembre 2020, doit s'achever dans les prochaines semaines.
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