Tout savoir sur le futur téléphérique urbain de Toulouse

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
Dans quelques mois, Toulouse aura le plus grand téléphérique urbain de France ! Dans de grandes métropoles mondiales comme New-York ou Barcelone, ce mode de déplacement innovant est adopté depuis des années. Mais en France, seule la ville de Brest en dispose d'un, depuis 2016 et Créteil qui vient d'obtenir la déclaration d'utilité publique pour lancer le chantier. Si celui de Bretagne fait 420 mètres de longueur, "Téléo" à Toulouse réalisera un tracé de trois kilomètres. Actuellement en plein chantier, il partira de l'université Paul-Sabatier pour aller jusqu'à l'Oncopole (où également un parking relais de 500 places est en préparation) en passant par l'hôpital de Rangueil.

Un schéma du futur tracé du téléphérique urbain de Toulouse, "Téléo".
La vingtaine de cabines (d'une capacité de 34 places, avec emplacements pour les vélos et personnes à mobilité réduite) qui alimentera le dispositif permettra d'envoyer jusqu'à une cabine toutes les 1 minute 30 seconde, pour une capacité de 1 500 voyageurs par heure et par sens.

Le futur design extérieur des cabines de Téléo (Crédits : Tisséo).
Totalement électriques, les cabines circuleront à une vitesse commerciale de 20 km/h. Ce qui permettra de réaliser le trajet en 10 minutes contre 30 en voiture. Par ailleurs, Tisséo garantit que le téléphérique "Téléo" pourra fonctionner même avec des vents dépassant les 100 km/h.

Depuis la fin de l'été 2019, les travaux ont commencé à proximité de la station de métro "Paul Sabatier" à Toulouse (Crédits : Rémi Benoit).

Projection de ce que sera la future station du téléphérique au niveau de l'université et devant survoler le lycée Bellevue (Crédits : Tisséo).
Ainsi, au niveau de la station de l'Université Paul-Sabatier, les passants peuvent déjà distinguer le périmètre du futur équipement. "Les poteaux en béton qui sont en train de sortir de terre seront ceux qui vont porter le mécanisme. Un peu plus loin, en direction de l'hôpital Rangueil, il y aura le premier pylône d'une hauteur de 40 mères pour attaquer une pente à 45 degrés", commente le chef de projet.

Le chantier de la future station à Rangueil se trouve face à l'entrée principale de l'établissement de santé (Crédits : Rémi Benoit).

La future station "Rangueil-Louis Lareng" (Crédits : Tisséo).
Afin de simplifier au maximum le chantier, la future ligne a été conçue de façon à être droite. Ainsi, quand elles arriveront de l'université après avoir emprunté les hauteurs de Toulouse, les cabines s'arrêteront à quelques mètres de l'entrée principale de l'hôpital de Rangueil. Une volonté de Tisséo pour encourager son utilisation.
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La future station de l'Oncopole sera équipée d'un parking relais de 500 places (Crédits : Tisséo).

Projection de la future station à proximité de l'établissement de recherches (Crédits : Tisséo).
Grâce à l'avancée de ce chantier, dans les délais, Tisséo espère une livraison de l'infrastructure à la fin de l'été 2020 afin de réaliser tous les tests techniques au cours de l'autonome. Ainsi, si tout se passe comme prévu, l'ouverture au public pourrait avoir lieu en décembre prochain. Initié par l'ancien maire de Toulouse, Pierre Cohen, le projet devait voir le jour début 2020. Mais la révision du tracé, notamment au niveau du lycée Bellevue, a retardé le calendrier et augmenté le coût de l'opération. Au départ, ce projet devait coûter une cinquantaine de millions d'euros. Finalement, celui-ci atteindra 82,41 millions d'euros, sans compter les deux millions d'euros de maintenance chaque année. Ce qui n'empêche pas d'envisager déjà un prolongement de ce nouvel équipement.
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Si le maire sortant de Toulouse et candidat aux élections municipales, Jean-Luc Moudenc, ne ferme pas la porte à cette idée, d'autres également partagent cette ambition. En effet, Pierre Cohen est pour un prolongement de celui-ci tout comme Nadia Pellefigue.
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