On le sait peu mais la base aérienne de Francazal (née en 1911) a été la première à voir le jour en France. Un site qui s'étend sur 280 hectares, à cheval sur les communes de Cugnaux, Portet-sur-Garonne et Toulouse.
Plus d'un siècle plus tard, la zone aéroportuaire a bien changé. En 2013, SNC Lavalin, en partenariat avec la CCI et l'aéroport Toulouse-Blagnac signent avec l'État une concession de 45 ans pour le site de Francazal avec l'objectif de créer 1.000 emplois et "développer l'aviation d'affaires, la défense et les activités aéro-industrielles, afin de conforter Toulouse dans sa position de capitale mondiale de l'aéronautique". En 2017, la société Edeis reprend les actifs de SNC-Lavalin dans la société d'exploitation de Toulouse Francazal Aéroport (Setfa) et la gestion de 18 aéroports en France. Dans la foulée, un premier plan d'investissement de 12 millions d'euros est engagé. Au programme : aménagement de l'aérogare, implantation des stations de lavage et de carburant, des pré-requis pour que des entreprises aéro-industrielles viennent s'installer à Francazal. Des "taxiways" (voies de circulation pour les avions d'un aérodrome, NDLR) et des travaux d'étanchéité sont également réalisés dans les hangars.