Nommé représentant de la Nasa en Europe en août dernier, Matthew Koeppe était à Toulouse mardi 30 novembre pour rencontrer les principaux acteurs du spatial : le Cnes, l'Onera, la Cité de l'espace mais aussi des startups du New Space. L'agence spatiale américaine prépare avec son homologue européenne le lancement fin décembre du James Webb Telescope avant le retour de l'homme sur la Lune via le programme Artemis à partir de 2025.Après 30 ans d'attente, le James Webb Telescope, le plus grand et le plus puissant engin d'observation jamais lancé dans l'espace doit être envoyé en orbite le 22 décembre. Un instrument à la pointe de la technologie qui est le fruit d'une importante coopération entre les Etats-Unis et l'Europe, comme l'a fait remarquer Matthew Koeppe, nommé représentant de la Nasa en Europe en août dernier, à l'occasion d'un déplacement à Toulouse mardi 30 novembre.
"Le James Webb Telescope sera envoyéà bord d'un lanceur Ariane 5 fourni par l'agence spatiale européenne (ESA) depuis le site de Kourou en Guyane opéré par le Cnes et Arianespace. Rien que le lancement en lui-même représente une énorme coopération entre les Etats-Unis et l'Europe. Une fois dans l'espace, le télescope va fournir des années d'opportunités pour les scientifiques en Europe et aux États-Unis pour mener leurs recherches en astrophysique. De la même manière que le télescope Hubble a révolutionné notre compréhension de l'espace et le domaine de l'astronomie, nous espérons qu'il en sera de même avec le James Webb Telescope", a confié à La Tribune Matthew Koeppe.
Installé au coeur de l'ambassade des États-Unis à Paris, le Monsieur Europe de la Nasa a pour mission d'assurer l'interface diplomatique entre l'agence spatiale américaine et les différents partenaires européens : l'agence spatiale française (le CNES) et l'agence spatiale européenne (l'ESA) dont les sièges sociaux sont installés dans la capitale française mais également les autres agences en Allemagne, en Italie, en Espagne, etc.
Quelques mois après son arrivée en France, il a tenu à rencontrer en chair et en os les principaux acteurs du spatial à Toulouse : le Cnes, l'Onera, la Cité de l'espace mais aussi des startups du New Space. "Toulouse est le coeur du spatial en France donc il était important pour moi de venir ici. Nous avons coopéré avec la France tout au long de l'histoire du programme spatial. Nos domaines traditionnels de coopération sont orientés autour des vols habités, des programmes scientifiques, de l'observation de la Terre et de la recherche sur le climat. Je pense que ce sont exactement ces mêmes domaines de coopération, qui vont demeurer très importants dans les années à venir", indique Matthew Koeppe.