Malgré l’inflation, le fabricant de "tiny houses" Occi’Tiny continue sa progression
Melvin Gardet
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Rémi Benoit
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"Nous avons augmenté nos effectifs pour répondre à la demande. Nous avons quatre personnes entièrement consacrées aux tiny house désormais. Les petites constructions sont encore plus tendance que l'an dernier ! Le côté locatif intéresse beaucoup, les foires nous apportent en visibilité. Tout cela se traduit au niveau des ventes", se réjouit Guillaume Cordier, dirigeant d'Occi'Tiny, filiale de la PME columérine Toul'Bois.
En mars 2021, La Tribune a dressé le portrait de l'entreprise Occi'Tiny, dont les locaux sont à Colomiers. Celle-ci fabrique des "tiny houses" (petites maisons en français) en bois, entièrement personnalisables et transportables. Alors que la société propose ce service depuis 2017, ses commandes ont subitement bondis en 2021 suite à la crise sanitaire. Le secteur des micro-habitations connaissait effectivement un regain d'intérêt, incitant nombre de chefs d'entreprise à développer leur présence sur ce marché de niche. Guillaume Cordier est de ceux-là. Un choix qu'il ne regrette pas, puisque ce qui aurait pu n'être qu'un effet de mode s'avèrerait être une tendance de fond.
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Pour preuve, beaucoup de professionnels s'y mettent, à commencer par les enseignes d'ameublement comme le géant suédois Ikea. Tous souhaitent effectivement profiter des changements de consommation initiés par la Covid. Généralement comprises entre six et neuf mètres de longueur et pouvants peser plus de trois tonnes, les tiny houses séduisent autant les particuliers souhaitants changer de mode de vie, que ceux qui veulent mettre en location ce bien sur des plateformes comme Airbnb. En conséquence, l'entreprise de menuiserie paysagère Toul'Bois, détentrice de la marque d'Occi'Tiny, a réalisé plus d'un tiers de son chiffre d'affaires de l'année 2021 avec ses maisonnettes sur roues, soit environ 215.000 euros.

Guillaume Cordier dans une tiny house qui sert d'exemple à ses clients (Crédits : Rémi Benoit).
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