Coup de tonnerre dans le Sud-Ouest. Le tribunal administratif de Toulouse a annulé jeudi l'ensemble des autorisations environnementales de l'autoroute A69 Toulouse-Castres, faute de raison impérative d'intérêt public majeur justifiant sa construction. Avec cette décision, les travaux s'arrêtent sur-le-champ alors même que le chantier est déjà bien avancé. La construction a démarré en avril 2023 avec à date 70 % des ouvrages d'art réalisés. Le concessionnaire de l'autoroute Atosca a déjà engagé 300 millions sur un budget total de 450 millions d'euros et tablait sur une mise en service du tronçon routier de 53 kilomètres d'ici à la fin de l'année.
Après le verdict, le concessionnaire a indiqué « prendre acte de l'impossibilité de poursuivre les travaux » et « mettre tout en œuvre à court terme pour limiter les impacts de la décision de justice sur le millier de personnes pour la plupart originaires du Tarn et d'Occitanie employées sur le chantier ».
Il s'agit notamment des équipes du constructeur de l'autoroute, NGE. Selon nos informations, les intérimaires et les employés sous contrat de chantier voient leur mission s'arrêter du jour au lendemain. Les salariés en CDI seront redéployés sur d'autres sites à travers la France. L'impact est également colossal pour toute la myriade de sous-traitants : plus de 100 millions d'euros de contrats ont été signés avec des entreprises du Tarn et de Haute-Garonne. Sans compter les conséquences pour les commerçants et restaurateurs locaux dont les revenus étaient dopés par l'A69. Seule une petite équipe sera conservée pour mener les travaux de mise en sécurité du chantier.