Aéronautique : "un emploi chez un donneur d'ordres engendre 5 emplois dans la sous-traitance"
Israa Lizati
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L'emploi aéronautique attire dans la région Occitanie.
Rémi Benoit
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L'emploi aéronautique attire dans la région Occitanie.
Rémi Benoit
La Tribune : Dans une région qui concentre un nombre important d'intentions d'embauche selon Pôle Emploi, quels sont les secteurs d'activité qui recrutent le plus en Occitanie ?
Thierry Abad : Sur l'ensemble de la région, toute la catégorie cadre est dynamique en matière de recrutement. Je pense notamment aux managers sur des fonctions commerciales mais également aux cadres en informatique, où l'offre est quasiment supérieure à la demande. Les métiers de l'informatique vont être en forte tension demain et après-demain au travers des évolutions technologiques. Sur l'Occitanie et sur le bassin toulousain plus particulièrement, il y a également une forte demande pour les ingénieurs en aéronautique. Tout comme il y a une pénurie de profils dans l'ensemble des métiers du secteur tels que les ajusteurs monteurs, les tourneurs, etc.
La Tribune : Concrètement, pouvez-vous illustrer ces tensions qui concernent les recrutements dans ces secteurs en particulier ?
T.A. : Un ingénieur diplômé avec une à deux années d'expérience ne reste pas plus de deux mois sur le marché du travail sans avoir de proposition d'emploi. Par exemple, les ingénieurs aéronautique sont très prisés par des donneurs d'ordres tels que Airbus, mais également les sous-traitants et les startups. L'industrie aéronautique représente plus de 120 000 salariés au niveau national sachant que l'épicentre de ce secteur d'activité est le bassin toulousain. En 2018, il a embauché 15 000 personnes, idem pour l'année qui vient de s'achever. L'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) estime qu'un recrutement sur deux est compliqué et cela l'est même encore plus sur les profils d'ingénieurs ou cadres techniques. Il y a une telle tension sur le marché que certaines formations qualifiantes livrent presque l'emploi avec le diplôme.
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La Tribune : Comment expliquez-vous ce phénomène de l'offre plus forte que la demande dans la catégorie cadres et certaines professions intermédiaires citées auparavant ?
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