Ces dernières années, la Ville rose s'est forgée une solide réputation de territoire aux nombreuses opportunités professionnelles. Pour preuve, le cabinet Arthur Loyd, avec les données de l'Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale), démontre que Toulouse est la seconde ville française en créations nettes d'emplois, devancée par Lyon. Soutenue par la montée des cadences dans l'industrie aéronautique, l'économie de la quatrième ville de France a ainsi créé 10 381 emplois nets entre 2008 et 2014, puis 17 907 sur la période 2014-2018.
"Nous avons une locomotive, l'aéronautique. Quand elle accélère, c'est toute notre économie qui en profite mais quand elle freine,toute l'économie de notre département en souffre", juge Philippe Robardey, le dirigeant de l'entreprise Sogeclair et président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) Toulouse-Haute Garonne.
Seulement, la crise sanitaire de la Covid-19 a inversé la tendance. Paralysant le trafic aérien, les compagnies ont freiné et même annulé leurs commandes d'aéronefs, stoppant net le développement d'une filière industrielle majoritairement implantée autour de Toulouse, avec comme chef de file le constructeur Airbus.
Par conséquent, le chiffre d'affaires s'est effondré ces douze derniers mois, engendrant ainsi plusieurs plans sociaux. Selon une récente enquête de conjoncture de la CCI de Toulouse, la filière aéronautique locale a subi un recul de -33% de son chiffre d'affaires en 2020 (en comparaison avec 2019), causant un recul des effectifs de - 9,9 % d'après la centaine d'entreprises qui a participé à cette étude. Sans surprise donc, l'économie de la métropole de Toulouse a reculé de - 18,4 % l'année passée, tous secteurs d'activité confondus et les effectifs salariés ont aussi fait l'objet d'une baisse de - 3,1%, toujours selon l'enquête de la CCI.