Depuis plusieurs semaines désormais, la filière aéronautique à Toulouse est désespérément en recherche de femmes et d'hommes pour être au rendez-vous de la reprise économique. Une pénurie de main d'ouvre constatée dans plusieurs coeurs de métiers de la filière, qui rivalise d'imagination pour attirer des talents, ou tout simplement des personnes, même sans expérience ni diplôme. Dans les Landes, le groupe Potez Aéronautique vient de nouer un partenariat avec plusieurs dizaines de clubs sportifs locaux pour que ces derniers distribuent des CV au sous-traitant en aérostructure dans l'espoir de dénicher des futurs salariés.
À Toulouse, au-delà d'une enchère aux salaires pour attirer les profils, certaines entreprises bouleversent leur approche de recrutement, à l'image de Sabena Technics. Spécialisé dans la maintenance aéronautique, le groupe dispose de quatre hangars de mise en peinture à proximité de l'aéroport Toulouse-Blagnac et doit faire face à une remontée des cadences. Le ré rame-up comme il est surnommé dans la profession.
"Deux des trois ateliers réservés aux A320 sont remplis à 100% aujourd'hui, le troisième est à 50% mais sera plein dès la mi-juillet 2022, tandis que le quatrième dédié aux A330 et A350 sera à 80% en 2022. Par contre, en 2023, nous serons à 100% sur les quatre ateliers", expose Damien Auclair, le directeur d'exploitation de Sabena Technics, à Toulouse.