Aéronautique : pas de vague de relocalisation dans le Sud-Ouest depuis la crise

Florine Galéron
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Rémi Benoit

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C'était l'un des thèmes forts au coeur de la crise sanitaire. La pandémie de Covid-19 a révélé l'ultra dépendance de notre économie vis-à-vis de l'étranger, la pénurie de masques chirurgicaux ayant fourni l'exemple le plus criant. Contrer cette dépendance pour regagner de la souveraineté figurait parmi les priorités du plan gouvernemental France Relance. Dans l'Hexagone, tous secteurs confondus, 624 projets de relocalisation ont été financés en l'espace d'un an via ce plan de relance.
Pour autant, une étude de l'Insee, dévoilée ce vendredi 10 décembre, révèle que ce retour du Made in France reste anecdotique à l'échelle de la filière aéronautique et spatial du Grand Sud-Ouest.
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En revanche, dans un contexte de baisse des commandes et d'absence de visibilité sur le plan de charge, les entreprises ont un peu plus souvent décidé de réinternaliser une partie de leur activité. Dans le Grand Sud-Ouest, 7 % des entreprises de la filière aéronautique et spatiale (contre 4 % au niveau national), ont fait ce choix. Ce phénomène est plus fréquent dans l'industrie que dans les services (8 % contre 4 %) et dans les grandes entreprises (16 %). À Toulouse, le sous-traitant aéronautique de rang 1, Liebherr Aerospace a par exemple grâce au soutien de France Relance choisi d'internaliser la production d'une pompe permettant le refroidissement des circuits électriques, autrefois achetée aux États-Unis. Autre exemple, cette fois dans le Lot, Ratier-Figeac va grâce au soutien financier de l'État fabriquer en France des pièces jusqu'ici achetées en dehors de l'Europe avec à la clé la création de dizaines d'emploi.
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