Le plus grand projet participatif de centrale solaire naîtra à Narbonne
Marie Corbel
Marie Corbel
« Le top départ du parc coopératif des énergies de Narbonne » a été donné lundi 22 février par l'association Énergies participatives du Narbonnais (EPN) qui est à l'initiative de ce projet. Cette annonce fait suite à l'obtention de l'appel d'offres de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), en décembre 2015.
Le parc coopératif des énergies de Narbonne est un projet de 14 M€ qui comprend une centrale solaire de 12 MWc associée à de la production de biomasse pour le bois énergie. Étendue sur 20 hectares, le site en question sera localisé sur un terrain d'Areva, à proximité de son usine de Malvési.
La spécificité de ce projet est d'être « le plus important projet d'infrastructure renouvelable mené selon un modèle dit « participatif » », indique Véronique Poutas. Il rassemble des citoyens, des entreprises locales, des collectivités, des établissements consulaires ainsi que l'Ademe. Deux autres acteurs sont également présents : le fournisseur d'électricité Enercoop LR (Montpellier) pour la maîtrise d'ouvrage et l'entreprise Valorem (basée à Bègles, avec une agence à Carcassonne) choisi comme co-developpeur du projet.
Le montage juridique du projet va aboutir à la création d'une société dont Valorem détiendra 50 % via l'apport de la moitié des fonds propres du projet, à savoir 1,8 M€. « Le premier investisseur du territoire » sera Alenis, la société d'économie mixte d'aménagement du Grand Narbonne.
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Le Conseil régional entre également dans l'actionnariat de cette société en créant une structure dédiée à l'investissement dans ce type de projet via LR Aménagement. Enfin, la participation des entreprises locales et des particuliers est également prévue. Pour ces derniers, une structure citoyenne dédiée sera créée. Elle devrait permettre de recueillir 0,5 M€.
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Avant d'être totalement opérationnel, le projet doit franchir une dernière étape : l'obtention du permis de construire par la préfecture de l'Aude.
Les conditions de l'appel d'offre de la CRE donnent deux ans à l'EPN « pour que le parc sorte de terre ». La date est donc fixée à la fin de l'année 2017.
Marie Corbel
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