Utiliser l'énergie de la mer pour chauffer ou climatiser des logements ? C'est le choix que fait la Ville de La Grande Motte pour équiper un ensemble de 28 à 35 bâtiments du centre ville, soit 1 800 logements.
La thalassothermie, réseau de chaleur et de froid fonctionnant à partir de l'eau de mer, est présentée comme un système moins onéreux, non polluant et ne nécessitant aucun moyen de transport ou de stockage. Encore peu utilisé, on le trouve toutefois sur le pourtour méditerranéen à Monaco, Marseille ou La Seyne-sur-Mer.
La thalassothermie permet d'obtenir un mix énergétique comptant une bonne part d'énergies renouvelables, génère peu de contraintes techniques (notamment en termes d'installations et de transports camions) et de la simplicité dans la gestion. Autre avantage : elle permet de produire du chaud et du froid. Enfin, la réduction de CO2 est estimée à 47 000 tonnes sur vingt ans.
En juillet 2016, une étude d'opportunité a été réalisée, à la demande de la Ville de La Grande Motte, par Girus, experte sur la question des installations de production de chaleur et de froid par géothermie et thalassothermie.
Le projet représente un budget de 8 M€. Les appels d'offres dans le cadre d'une délégation de service public ont été lancés. Le délégataire devrait être connu en juillet 2018.
Une fois les études réglementaires effectuées, notamment concernant l'impact sur l'environnement, les travaux devraient démarrer en 2019. Le dispositif pourrait être étendu aux 500 logements créés dans le cadre de l'extension du port.
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En région, la Ville de Sète examine elle aussi l'hypothèse de chauffer sa future piscine olympique par un système de thalassothermie.
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