Premier risque naturel en France, les inondations par débordement de cours d’eau concernent 1,6 millions de résidents permanents en Occitanie, soit plus d’un habitant sur quatre. Dans sa dernière étude, l’Insee pointe du doigt la vulnérabilité de la population et des infrastructures mais aussi les coûts des dommages concentrés majoritairement sur trois départements : le Gard, l’Hérault et l’Aude.Vagues de chaleur, inondations, tempêtes... Le bassin méditerranéen est considéré comme un « hot spot » du changement climatique. En Occitanie, le réchauffement de 1,8 degré constaté ces vingt dernières années est supérieur au réchauffement moyen à l'échelle de la planète (1,59 degré). Et d'ici 2050, les températures pourraient encore augmenter de 0,5 à 1,4 degré, avec à la clé, des effets notables sur les risques d'inondation. De nombreux événements récents témoignent d'ailleurs de leur fréquence et de leur importance : 2022 a été une année noire en Ariège, en Haute-Garonne et dans l'Hérault.
Dans son étude publiée ce 10 octobre, l'Insee alerte sur les risques d'inondation par débordement de cours d'eau qui concernent 1,6 millions d'habitants en Occitanie.
La moitié des campings exposés
L'attractivité de la région Occitanie, et par conséquence son artificialisation, augmente sa vulnérabilité aux impacts du changement climatique. Parmi les habitants les plus exposés, 70% résident dans l'un des quatre départements du littoral : Aude, Hérault, Gard et Pyrénées-Orientales. Le rapport de l'Insee indique que « un million de logements sont situés dans une zone exposée aux risques d'inondation, soit 29% du parc régional ». Certaines intercommunalités sont plus exposées que d'autres : c'est le cas de Nîmes et de Perpignan, alors qu'a contrario les Toulousains sont relativement préservés.
Face à ces risques d'inondation, les personnes âgés, les enfants mais aussi les ménages les plus modestes (32% des logements sociaux se trouvent dans une zone à risque et 20,8% des ménages sont en situation de pauvreté en Occitanie) restent les plus vulnérables.
Les structures touristiques sont également en première ligne : cinq campings sur dix et quatre hôtels sur dix sont implantés dans une zone sensible. Là encore, les départements du Gard, de l'Hérault et des Pyrénées-Orientales sont les plus concernés.