En Grèce, l'économie va (moins) mal

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Le recul du PIB est moins fort qu'attendu. Un signe encourageant pour l'économie grecque.
Le recul du PIB est moins fort qu'attendu. Un signe encourageant pour l'économie grecque. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le Produit intérieur brut grec a reculé de 4,6% au deuxième trimestre 2013, soit un point de moins qu'au trimestre précédent. Une annonce encourageante après la publication d'un rapport alarmant de la Bundesbank.

La Grèce verra-t-elle bientôt le bout du tunnel? Son PIB a reculé de 4,6% sur un an au deuxième trimestre selon l'office grec des statistiques (Elstat) qui publie ces chiffres ce lundi. Au cours des trois premiers mois de l'année, son PIB chutait de 5,6%. Ce niveau s'affiche au dessus des prévisions établies par les analystes interrogés par Reuters qui tablaient sur une chute du produit intérieur brut de 5%. 

Le gouvernement Samaras espère une reprise pour 2014, après une récession qui devrait se poursuivre cette année selon ses prévisions. Pour l'année 2013, il prévoit un recul de 4,3% du PIB, soit 2,1 points de moins que la récession constatée l'année précédente. 

Un espoir pour réduire la dette

Le ministre adjoint chargé des Finances, Christos Staïkouras, a par ailleurs pointé une amélioration du budget du gouvernement central (qui ne comprend ni service de la dette ni dépenses des collectivités locales, et pas non plus celles des caisses de retraite). Ce budget a "atteint un excédent primaire de 2,6 milliards d'euros, entre janvier et juillet 2013", a-t-il indiqué. Si le budget du gouvernement général est excédentaire à la fin de l'année, Athènes pourra amorcer la "procédure d'allègement de la dette publique", a-t-il rappelé.

>> Lire aussi : Grèce : des économies pour sauver le programme d'aide, mais lesquelles?

Des efforts insuffisants? 

Ces nouvelles encourageantes sont annoncées au lendemain de la publication par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel d'un rapport de la Bundesbank. Ce dernier estime qu'un nouveau plan d'aide pourrait être nécessaire pour soutenir un pays sous perfusion. Et ce malgré les "progrès" constatés par les créanciers d'Athènes et la poursuite des versements de ses prêts.

Explosion du chômage

Depuis 2010, la politique d'austérité à laquelle la Grèce est soumise s'est notamment accompagnée d'une explosion du chômage, qui elle, ne ralentit pas. Au mois de mai, 27,6% de la population active grecque se trouvait au chômage.

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Commentaires
a écrit le 13/08/2013 à 12:40 :
Comment ne pas désespérer, quand l écrasante majorité de la population, hommes et femmes réunies subissent les effets désastreux de ces politiques, qui ne résolvent pas la dette et nous enfoncent dans la crise humanitaire, dans le chaos, de plus en plus, de plus en plus et tout ça?pour rien ! Pourquoi tout ça ? Parce que cet argent devrait aller en priorité et automatiquement au paiement de ses créanciers ! A quelle logique obéissent ces politiques qui sèment la misère et détruisent toute une société. Pourquoi ce gâchis humain ? La réponse est catégorique : Parce qu il ne faut plus satisfaire en priorité les besoins de citoyens, mais ceux des créanciers et des banquiers ! C est une obligation morale que de s élever contre les discours mensongers à propos de la prétendue solidarité dont feraient preuve les gouvernants des pays les plus forts de la zone euro à l égard du peuple grec et. Les faits contredisent les propos relayés de manière permanente Une partie des intérêts que la Grèce a versés aux pays de l UE, qui lui ont prêté de l argent dans le cadre du mémorandum de 2010, lui sera reversée sous forme de prêt. L Europe libérale va-t-elle pousser le cynisme jusqu à demander des intérêts sur les intérêts versés par la Grèce ? Ces prêts sont odieux car, outre qu ils étaient liés à des violations de droits humains, ils étaient alors rémunérés à des taux très élevés (environ 5%). Quand l Allemagne ou la France se finançaient à 10 ans à 2%, ces pays s enrichissaient en prêtant à 5% à la Grèce. Ce sont les femmes qui paient le tribut le plus lourd et le patriarcat et ses valeurs rétrogrades reviennent en force. Même le libre choix de la procréation est contesté. L espérance de vie a reculé de 3 ans en moyenne depuis le début de la crise. La promiscuité, conséquence des regroupements familiaux ou entre voisins, génère contaminations et maladies pour une population de moins en moins protégée médicalement. La sous-nutrition est devenue chose courante en Grèce. Le droit fondamental à la santé n est pas reconnu dans les faits. Les hôpitaux ferment les uns après les autres, les médicaments et le matériel médical élémentaire ne sont plus livrés. Des milliers de lits sont supprimés dans les hôpitaux et les traitements, quand ils sont possibles, sont devenus payants. L accès aux soins est devenu inabordable pour une grande partie de la population. Plus que jamais, c est une autre Europe que nous devons construire ensemble, en rupture avec celle de la « concurrence libre et non faussée ». À défaut, il risque vite d être minuit dans le siècle en Europe.
Réponse de le 13/08/2013 à 13:07 :
Vous ne pouvez prétendre au libre choix de la procréation et en même temps mettre fin à la "concurrence libre et non faussée". Les traitements ne sont pas "devenus payants", ils l'ont toujours été, rien n'est jamais gratuit. Votre idéalisme našf ne résiste pas à l'épreuve des faits : les Grecs ont vécu au dessus de leur moyens il leur faut en payer la facture. La France vit au dessus de ses moyens, nous devrons en payer la facture, tôt ou tard.
Réponse de le 13/08/2013 à 13:48 :
La Troïka impose à la population de ce pays des violations de ses droits économiques et sociaux élémentaires. La population grecque n a pas donné son consentement, les prêts octroyés par la Troïka qui ne bénéficie en rien à la population, c est tout le contraire. Les créanciers de la Grèce sont parfaitement au courant de cette situation, en particulier les membres de la Troïka puisque ce sont eux qui dictent aux autorités grecques la politique à mener
Désormais, les Grecques privées d assurance maladie doivent payer des prix exorbitants de leur poche (qui est vide) pour pouvoir accoucher à l hôpital. C est vraiment lamentable et révoltant : quand elles ne peuvent pas payer l accouchement, le caissier de l hôpital ne les laisse pas partir avec leurs bébés avant qu elles signent un document, comme quoi elles doivent une dette à l hôpital. Elles s endettent auprès de l hôpital et de l état, qui envoie leurs dettes aux impôts afin qu elles soient perçues. Selon un récent décret-loi, si les dettes au fisc dépassent les 5000 euros on peut être emprisonné et voir ses biens confisqués. Et tout ça quand déjà 6 grecs sur 10 ne sont plus en mesure de payer leurs impôts ! Beaucoup de femmes, ne pouvant payer, s adressent aux structures de solidarité, aux dispensaires sociaux, pour trouver une aide. Et au bout de toute cette métamorphose la faim, oui la faim, commence à faire son apparition dans les grandes villes tandis que les suicides se multiplient dans un pays plongé dans le stress et le désespoir? On ne peut attendre d un État qu il ferme ses écoles et ses universités et ses tribunaux, qu il abandonne les services publics de telle sorte qu il livre sa communauté au chaos et à l anarchie simplement pour ainsi disposer de l argent pour rembourser ses créanciers étrangers ou nationaux. Il y a des limites à ce qu on peut raisonnablement attendre d un État, de la même façon que pour un individu. » La tragédie grecque n est ni fatale ni insoluble. La solution existe et la répudiation, l annulation et le non paiement de la dette publique grecque en font partie en tant que premier pas dans la bonne direction. C est-à-dire, vers le salut de tout un peuple européen menacé par une catastrophe humanitaire sans précédent en temps de paix?
a écrit le 12/08/2013 à 22:30 :
Votre paragraphe sur le chômage décrédibilise totalement le titre de l'article et l'idée général qu'il essaie de véhiculer.
Le taux affolant de suicides et l'émergence de maladies qui avaient disparu jusqu'à présent dans ce pays, emblème de notre civilisation, ne semble pas vous préoccuper plus que çà.
a écrit le 12/08/2013 à 18:10 :
et le portugal et l espagne et chypre et la france et l italie et..etc...tous en récéssion tous ont un chomage dépassant les 12 à 27% tous ont besoin de sous pour éviter le pire cad un soulévement populaire tous sont en faillite totale et surtout tous ces pays et bien d autres de l u.e ne pourront jamais rembourser leurs dettes et tant que l euro restera surévalué ce sera pire encore en fait tous ces pays soit empruntent soit bénificient de dons pour rembourser leurs dettes et non pour la croissance donc dans 5 10 ans et méme plus ces pays seront tjrs endéttés et creuseront encore plus profondement leurs tombes SORTIR DE L EURO c est le seul moyen de sortir de cercle vicieux
Réponse de le 13/08/2013 à 10:06 :
Jouer avec les monnaies n'est pas une solution, juste une arnaque des populations. Mettez en place un SMIC mondial par métier, une monnaie mondiale unique et les peuples ne s'en porteront que mieux. Au détriment des financiers/politiques/esclavagistes/etc. Le reste n'est que magouilles.
Réponse de le 13/08/2013 à 10:49 :
Une monnaie mondiale pour un gouvernement mondial ne se fera qu'au détriment des peuples. Relisez Orwell ou Huxley.
Réponse de le 13/08/2013 à 12:33 :
@@thargor, ah? Parce que les taux de change entre monnaies faisant varier votre pouvoir d'achat et donc votre salaire, c'est au détriment de qui? Le salaire qui n'est pas le même selon que vous travailliez en France ou en Chine c'est au détriment de qui? La multiplicité des castes/couches politiques et gouvernements, c'est au détriment de qui? La régionalisation des lois face à des entreprises internationales, c'est au détriment de qui? Encore ne suffit il pas de lire, un brin de réflexion derrière est également nécessaire. Orwell met surtout en garde les peuples de laisser une caste "supérieure" décider de tout.
Réponse de le 13/08/2013 à 12:52 :
@Thargor : "Orwell met surtout en garde les peuples de laisser une caste "supérieure" décider de tout" : trop tard !!
Réponse de le 13/08/2013 à 13:27 :
"brin de réflexion" ? Vous n'avez malheureusement pas compris que ce sont les puissants (l'oligarchie euro atlantistes) qui pousent l'idée d'un gouvernement mondial. Demandez-vous pourquoi plutôt que de rester sur des arguments courtémistes. Et regardez pourquoi cela ne marchera pas, pourquoi dans toute l'histoire de l'humanité, les empires se sont toujours effondrés sans atteindre leurs objectifs (empire romain, byzantin, ottoman, prussien, napoléonien, le III reich ect.....en attendant celui actuellement en place : l'empire américain qui tombera comme les autres).
Réponse de le 13/08/2013 à 13:53 :
@Photoscope, si nous achetons des I-trucs que nous savons fabriqués par des esclaves chinois emprisonnés à 20 par chambrée, alors nous méritons de les rejoindre et de prendre leur place.
Réponse de le 13/08/2013 à 14:30 :
@@Thargor, les peuples n'ont pas besoin de gouvernement, ils ont juste besoin d'être éduqués pour se protéger d'eux mêmes. Je vous parle de monnaie unique, lois universelles, vous parlez gouvernement. Par ailleurs les empires français et le 3e reich ont été trop brefs pour pouvoir être comparés aux autres que vous citez.
a écrit le 12/08/2013 à 14:54 :
Mais qu'est ce que c'est que cet article ... La Tribune semble vouloir participer au sketch des pieds nickelés élyséens, afin de préparer les braves contribuables (qui n'ont pas encore reçu la douloureuse de septembre) qu'il faudra encore payer plus pour distribuer à la Grèce --- A -4.6% c'est une cata comme à -3% ... La Grèce n'a aucune chance de s'en sortir sans faire défaut ... Alors la propagande merci bien ...
Réponse de le 12/08/2013 à 16:08 :
Exact. C'est évident que plus ça ira, moins le déficit sera important car il ne peut pas en être autrement. C'est arithmétique. Quand quelqu'un est à terre, il ne peut plus creuser bien profond donc la prochaine fois ce sera - 4 %, puis - 3.5 etc... Mais le pays est mort.
Réponse de le 12/08/2013 à 16:13 :
Vous semblez trembler pour votre cassette, Paulo. Que diriez-vous si vous habitiez au Japon...!?!
Réponse de le 12/08/2013 à 18:16 :
@Yvan : A perdre son épargne autant la perdre pour son pays (les japonais détiennent les obligations de leur pays à 90%) que pour un pays voisin.
Réponse de le 12/08/2013 à 20:05 :
D'un autre côté, comme la dette française est majoritairement détenue par des étrangers, ça va leur faire tout bizarre...
a écrit le 12/08/2013 à 14:26 :
La classe moyenne a été saignée, la classe dirigeante à conservé ces millions d'euros en Suisse comme les Papandréou ( 500 millions d'euros) donc tout est rentré dans l'ordre et tout vas bien.
a écrit le 12/08/2013 à 14:22 :
Là aussi, le sketch finira un jour par s'arrêter. Tout le monde sait que la Grèce ne pourra pas s'en sortir tant qu'elle n'aura pas fait défaut ou restructurer massivement sa dette. Tout le monde espère que cette petite comédie durera 30 ans histoire d'amortir plus sereinement les pertes à venir. Tout le monde sait que c'est une illusion.
a écrit le 12/08/2013 à 13:52 :
Et sur un chiffre moins catastrophique mais tres mauvais....ouf on voit le bout du tunnel. Moscovici ou Hollande ont ils ecrit l article?
a écrit le 12/08/2013 à 13:48 :
Il fallait leur redonner la drachme. Maintenant c'est la fuite en avant avec les banques français qui prendront le moment venu un bouillon mémorable.
Réponse de le 12/08/2013 à 14:45 :
Redonner la drachme? Mais les dirigeants ainsi que les armateurs n'en voulaient et n'en veulent pas! Différence!
Réponse de le 12/08/2013 à 16:15 :
Les Grecs pensent adopter le Yen. C'est plus facile à imprimer.
a écrit le 12/08/2013 à 13:30 :
Ouf ils ont atteint les limites de leur pouvoir d?auto nuisance !
a écrit le 12/08/2013 à 13:22 :
d'une récession qui n'est que de 4.6 % alors que les analystes s'attendaient à une recession de 5 %.....

Quelle que soit les reproches que l'on puissent faire aux grecs et à leur dirigeant, la politique qui leur a été imposée est une catastrophe.

Et il ne faut pas oublier que derrière les chiffres c'est d'humains que l'on parle.
Réponse de le 13/08/2013 à 10:19 :
Si un récession du PIB (indicateur totalement farfelu qui ne représente rien de concret) signifie une diminution des gaspillages d'un pays, cela ne peut être que positif. Exemple : une augmentation de la dette de la France à hauteur de 4% du PIB ne signifie rien, mais une augmentation de la dette de la France à hauteur de 8% de son budget annuel, là c'est du concret.

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