Plus de 600 M€ de Prêts garantis par l’État accordés sur l’ex-Languedoc
Thomas Tedesco
Thomas Tedesco
Plus de 600 M€ de Prêts garantis par l'État (PGE) ont été versés aux entreprises depuis la mise en place de ce dispositif. Si Bpifrance ne tient pas de comptabilité régionale, l'interrogation des caisses bancaires régionales permet d'avoir un aperçu de la situation.
Ainsi, le seul cumul des PGE recensés par le Crédit Agricole du Languedoc, la Banque Populaire du Sud et la Caisse d'Épargne Languedoc-Roussillon permet à lui seul d'atteindre un montant supérieur au demi-milliard d'euros, sollicités par quelque 4 000 PME régionales sur le territoire de l'ex-Languedoc-Roussillon.
Décrite comme relativement simple à mettre en œuvre, la démarche consiste d'abord en une demande auprès de l'établissement bancaire qui vérifie l'éligibilité de son client. Lequel doit obtenir une attestation de demande auprès de Bpifrance. C'est enfin ladite attestation obtenue qui permet le déblocage d'un prêt de trésorerie pouvant aller jusqu'à 3 mois de chiffre d'affaires au taux de remboursement de 0,25 % pour les entreprises réalisant moins de 50 M€ de chiffre d'affaires.
Toutes les aides demandées n'ont pas encore été versées. Gérant du restaurant Les Enfants Denim, Corentin Carpentier a sollicité un PGE de 20 000 €, équivalent à trois mois de charges (Urssaf, loyer, abonnement télécom,...).
Par ailleurs, nombre d'entreprises ont demandé des reports de crédit à leurs banques, lesquelles agissent selon des critères qui leur sont propres. Plus de 50 000 prêts professionnels sont concernés, dont 20 000 à la Banque Populaire du Sud.
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De son côté, la Caisse d'Épargne Languedoc-Roussillon comptabilise 9 600 reports d'échéances de crédit pour 121 M€ pour ses clients professionnels et entreprises.
Jusqu'à l'annonce faite lundi soir par Emmanuel Macron de suspendre certaines activités jusqu'à la mi-juillet, beaucoup d'entreprises n'avaient pas entamé la démarche de demander un report de crédit ou d'activer un PGE.
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A l'instar du gérant des Enfants Denim, elles tablaient sur une date de reprise plus précoce. Pour celles devant patienter au-delà du 11 mai, les banques s'attendent à une nouvelle vague de demandes.
Thomas Tedesco
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