À Toulouse, la Wild Code School ouvre une formation de "Data analyst"

Pierrick Merlet

L'établissement a ouvert en 2016 à Toulouse.
cc

Pierrick Merlet

L'établissement a ouvert en 2016 à Toulouse.
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C'est désormais un secret pour personne. La data est devenue le nouvel or noir du XXIe siècle comme l'avait expliqué lors d'une intervention à Toulouse il y a un an le président d'IBM France, Nicolas Sekkaki. Et c'est bien pour cette raison que l'Union européenne a décidé d'encadrer sa récolte et son exploitation via le RGPD, entrée en vigueur en mai 2018. Néanmoins, cette nouvelle réglementation n'empêche pas les entreprises du numérique de vouloir les exploiter et par conséquent de recruter ce qu'on appelle des "data analyst". Ainsi, le campus de Toulouse de la Wild Code School, en plus de ses formations de développeur web et mobile, va proposer dès la rentrée 2019 un cursus à ce nouveau métier en pleine expansion.
Si son établissement compte accueillir entre 20 et 30 personnes pour son cursus développeur web et mobile, la Wild Code School espère accompagner entre 10 et 15 élèves pour sa nouvelle formation dès septembre.
Pour tenter de décrocher une place dans l'une de ses formations, il faut au préalable réaliser un test de sélection en ligne qui permettra d'évaluer les capacités du candidat. Une évaluation disponible en ligne jusqu'au 31 juillet.
Dès lors, l'école qui vise en particulier des candidats en reconversion professionnelle cherche surtout des personnes "avec un fort degré de motivation et une importante envie d'apprendre". À titre d'information, la filière développeur reçoit pour chaque session environ 200 candidatures pour un taux de sélection de 10 à 15 %. Les personnes sélectionnées suivent ensuite un cursus de cinq mois de cours, avant quatre mois de stage en entreprise.
Petite nouveauté pour le lancement de la formation de data analyst, qui se déroulera avec ce même modèle, cinq sélectionnés (trois femmes et deux hommes) verront leur formation totalement financée grâce à une bourse (coût de la formation quasiment à 7 000 euros). Une somme que Justine Lacousse présente comme un "investissement dans l'avenir" puisqu'elle présente un taux d'insertion de 87 % pour les 122 élèves passés par l'établissement toulousain depuis son ouverture.
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Par ailleurs, ces formations, malgré le nouveau PIC signée par la Région Occitanie il y a quelques mois avec le gouvernement, ne sont pas subventionnées par le Conseil régional. La faute, peut-être, au réseau d'Écoles régionales du numérique que développe elle-même la collectivité dirigée par Carole Delga pour répondre aux besoins de l'écosystème numérique régional. Elle a d'ailleurs inauguré la vingtième du genre à Toulouse en mars dernier.
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